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La vertu avril 9, 2009

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                   La vertu, à son plus haut degré, comporte l’ensemble de toutes les qualités essentielles qui constituent l’homme de bien. Être bon, charitable, laborieux, sobre, modeste, ces qualités sont de l’homme vertueux. Malheureusement elles sont souvent accompagnées de petites infirmités morales qui les déparent et les atténuent. Celui qui fait parade de sa vertu n’est pas vertueux, puisqu’il lui manque la qualité principale: la modestie, et qu’il a le vice le plus contraire: l’orgueil. La vertu vraiment digne de ce nom n’aime pas à s’étaler; on la devine, mais elle se dérobe dans l’obscurité et fuit l’admiration des foules. Saint Vincent de Paul était vertueux; le digne curé d’Ars était vertueux, et beaucoup d’autres peu connus du monde, mais connus de Dieu. Tous ces hommes de bien ignoraient eux-mêmes qu’ils fussent vertueux; ils se laissaient aller au courant de leurs saintes inspirations, et pratiquaient le bien avec un désintéressement complet et un entier oubli d’eux-mêmes.

 

 

                   C’est à la vertu ainsi comprise et pratiquée que je vous convie, mes enfants; c’est à cette vertu vraiment chrétienne et vraiment spirite que je vous engage à vous consacrer; mais éloignez de vos coeurs la pensée de l’orgueil, de la vanité, de l’amour propre qui déparent toujours les plus belles qualités. N’imitez pas cet homme qui se pose comme un modèle et prône lui-même ses propres qualités à toutes les oreilles complaisantes. Cette vertu d’ostentation dérohe souvent une foule de petites turpitudes et d’odieuses lâchetés.

 

 

                   En principe, l’homme qui s’exalte lui-même, qui élève une statue à sa prople vertu, annihile par ce fait seul tout le mérite effectif qu’il peut avoir. Mais que dirai-je de celui dont toute la valeur est de paraître ce qu’il n’est pas? Je veux bien admettre que l’homme qui fait le bien en ressente au fond du coeur une satisfaction intime, mais dès que cette satisfaction se traduit au dehors pour en recueillir des éloges, elle dégénère en amour-propre.

 

 

                   O vous tous que la foi spirite a réchauffés de ses rayons, et qui savez combien l’homme est loin de la perfection, ne donnez jamais dans un pareil travers. La vertu est une grâce que je souhaite à tous les sincères spirites, mais je leur dirai: Mieux vaut moins de vertus avec la modestie que beaucoup avec de l’orgueil. C’est par l’orgueil que les humanités successives se sont perdues, c’est par l’humilité qu’elles doivent se racheter un jour. (FRANÇOIS, NICOLAS, MADELEINE. Paris, 1863.)

 

 

Fragment de l’oeuvre « L’Évangile selon le Spiritisme », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec (version trouvée dans le Domaine Public)

 

Paris – Imprimerie de P. – A. BOURDIER et Ce, rue des Poitevins, 6.

 

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Le devoir avril 2, 2009

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                   Le devoir est l’obligation morale, vis-à-vis de soi d’abord, et des autres ensuite. Le devoir est la loi de la vie; il se retrouve dans les plus infimes détails, aussi bien que dans les actes élevés. Je ne veux parler ici que du devoir moral, et non de celui qu’imposent les professions.

 

                   Dans l’ordre des sentiments, le devoir est très-difficile à remplir, parce qu’il se trouve en antagonisme avec les séductions de l’intérêt et du coeur; ses victoires n’ont pas de témoins, et ses défaites n’ont pas de répression. Le devoir intime de l’homme est abandonné a son libre arbitre; l’aiguillon de la conscience, cette gardienne de la probité intérieure, l’avertit et le soutient, mais elle demeure souvent impuissante devant les sophismes de la passion. Le devoir du coeur, fidèlement observé, élève l’homme; mais ce devoir, comment le préciser? Où commence-t-il? Où s’arrête-t-il? Le devoir commence précisément au point où vous menacez le bonheur ou le repos de votre prochain; il se termine à la limite que vous ne voudriez pas voir franchir pour vous-même.

 

                   Dieu a créé tous les hommes égaux pour la douleur; petits ou grands, ignorants ou éclairés, souffrent par les mêmes causes, afin que chacun juge sainement le mal qu’il peut faire. Le même criterium n’existe pas pour le bien, infiniment plus varié dans ses expressions. Légalité devant la douleur est une sublime prévoyance de Dieu, qui veut que ses enfants, instruits par lexpérience commune, ne commettent pas le mal en arguant de lignorance de ses effets.

 

                   Le devoir est le résumé pratique de toutes les spéculations morales; c’est une bravoure de l’âme qui affronte les angoisses de la lutte; il est austère et souple; prompt à se plier aux complications diverses, il demeure inflexible devant leurs tentations. Lhomme qui remplit son devoir aime Dieu plus que les créatures, et les créatures plus que lui-même; il est à la fois juge et esclave dans sa propre cause.

 

                   Le devoir est le plus beau fleuron de la raison; il relève d’elle, comme le fils relève de sa mère. L’homme doit aimer le devoir, non parce qu’il préserve des maux de la vie, auxquels l’humanité ne peut se soustraire, mais parce qu’il donne à l’âme la vigueur nécessaire à son développement.

 

                   Le devoir grandit et rayonne sous une forme plus élevée dans chacune des étapes supérieures de l’humanité; l’obligation morale ne cesse jamais de la créature à Dieu; elle doit refléter les vertus de l’Éternel qui n’accepte pas une ébauche imparfaite, parce qu’il veut que la beauté de son oeuvre resplendisse devant lui. (LAZARE. Paris, 1863.)

 

 

Fragment de l’oeuvre « L’Évangile selon le Spiritisme », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec (version trouvée dans le Domaine Public)

 

Paris – Imprimerie de P. – A. BOURDIER et Ce, rue des Poitevins, 6.

 

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On demandera beaucoup à celui qui a beaucoup reçu mars 19, 2009

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Le serviteur qui aura su la volonté de son maître, et qui néanmoins ne se sera pas tenu prêt et n’aura pas fait ce qu’il désirait de lui, sera battu rudement; mais celui qui n’aura pas su sa volonté, et qui aura fait des choses dignes de châtiment, sera moins battu. On demandera beaucoup à celui à qui on aura beaucoup donné, et on fera rendreun plus grand compte à celui à qui on auraconfié plus de choses. (Saint Luc, ch. XII, v.47, 48.)

 

 

Je suis venu dans ce monde pour exercer un jugement, afin que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles. – Quelques pharisiens qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent: Sommes nous donc aussi aveugles? – Jésus leur répondit : Si vous étiez aveugles, vous n’auriez point de péché; mais maintenant vous dites que vous voyez, et c’est pour cela que votre péché demeure en vous. (Saint Jean, ch. IX, v. 39, 40, 41.)

 

 

Ces maximes trouvent surtout leur application dans l’enseignement des Esprits. Quiconque connaît les préceptes du Christ est coupable assurément de ne pas les pratiquer; mais outre que l’Évangile qui les contient n’est répandu que dans les sectes chrétiennes, parmi celles-ci, combien est-il de gens qui ne le lisent pas, et parmi ceux qui le lisent, combien en estil qui ne le comprennent pas! Il en résulte que les paroles même de Jésus sont perdues pour le plus grand nombre.

 

L’enseignement des Esprits qui reproduit ces maximes sous différentes formes, qui les développè et les commente pour les mettre à la portée de tous, a cela de particulier qu’il n’est point circonscrit, et que chacun, lettré ou illettré, croyant ou incrédule, chrétien ou non, peut le recevoir, puisque les Esprits se communiquent partout; nul de ceux qui le reçoivent, directement ou par entremise, ne peut prétexter ignorance; il ne peut s’excuser ni sur son défaut d’instruction, ni sur l’obscurité du sens allégorique. Celui donc qui ne les met pas à profit pour son amélioration, qui les admire comme choses intéressantes et curieuses sans que son coeur en soit touché, qui n’en est ni moins vain, ni moins orgueilleux, ni moins égoïste, ni moins attaché aux biens matériels, ni meilleur pour sou prochain, est d’autant plus coupable qu’il a plus de moyens de connaître la vérité.

 

Les médiums qui obtiennent de bonnes communications sont encore plus repréhensibles de persister dans le mal, parce que souvent ils écrivent leur propre condamnation, et que, s’ils n’étaient aveuglés par l’orgueil, ils reconnaîtraient que c’est à eux que les Esprits s’adressent. Mais, au lieu de prendre pour eux les leçons qu’ils écrivent, ou qu’ils voient écrire, leur unique pensée est de les appliquer aux autres, réalisant ainsi cette parole de Jésus: “Vous voyez une paille dans l’oeil de votre voisin, et vous ne voyez pas la poutre qui est dans le vôtre.” (Ch. X, nº 9.)

 

Par cette autre parole: “Si vous étiez aveugles vous n’auriez point péché”, Jésus entend que la culpabilité est en raison des lumières que l’on possède; or, les Pharisiens, qui avaient la prétention d’être, et qui étaient, en effet, la partie la plus éclairée de la nation, étaient plus repréhensibles aux yeux de Dieu quele peuple ignorant. Il en est de même aujourd’hui.

 

Aux spirites, il sera donc beaucoup demandé, parce qu’ils ont beaucoup reçu, mais aussi à ceux qui auront profité il sera beaucoup donné.

 

La première pensée de tout spirite sincère doit être de chercher, dans les conseils donnés par les Esprits, s’il n’y a pas quelque chose qui puisse le concerner.

 

Le spiritisme vient multiplier le nombre des appelés; par la foi qu’il donne, il multipliera aussi le nombre des élus.

 

 

Fragment de l’oeuvre « L’Évangile selon le Spiritisme », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec (version trouvée dans le Domaine Public)

 

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Les faux prophètes mars 5, 2009

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Si l’on vous dit: “Christ est ici,” n’y allez pas, mais, au contraire, tenez-vous sur vos gardes, car les faux prophètes seront nombreux. Mais ne voyez-vous pas les feuilles du figuier qui commencent à blanchir; ne voyez-vous pas leurs pousses nombreuses attendant l’époque de la floraison, et Christ ne vous a-t-il pas dit: On reconnaît un arbre à son fruit? Si donc les fruits sont amers, vous jugez que l’arbre est mauvais; mais s’ils sont doux et salutaires, vous dites: Rien de pur ne peut sortir d’une souche mauvaise.

 

C’est ainsi, mes frères, que vous devez juger; ce sont les oeuvres que vous devez examiner. Si ceux qui se disent revêtus de la puissance divine sont accompagnés de toutes les marques d’une pareille mission, c’est-à- dire s’ils possèdent au plus haut degré les vertus chrétiennes et éternelles: la charité, l’amour, l’indulgence, la bonté qui concilie tous les coeurs; si, à l’appui des paroles, ils joignent les actes, alors vons pourrez dire: Ceux-ci sont bien réellement les envoyés de Dieu.

 

Mais méfiez-vous des paroles mielleuses, méfiez-vous des scribes et des pharisiens qui prient dans les places publiques, vêtus de longues robes. Méfiez-vous de ceux qui prétendent avoir le seul et unique monopole de la vérité!

 

Non, non, Christ n’est point là, car ceux qu’il envoie propager sa sainte doctrine, et régénérer son peuple, seront, à l’exemple du Maître, doux et humbles de coeur par-dessus toutes choses; ceux qui doivent, par leurs exemples et leurs conseils, sauver l’humanité courant à sa perte et vagabondant dans des routes tortueuses, ceux-là seront par-dessus tout modestes et humbles.

 

Tout ce qui révèle un atome d’orgueil, fuyez-le comme une lèpre contagieuse qui corrompt tout ce qu’elle touche. Rappelez-vous que chaque créature porte sur son front, mais dans ses actes surtout, le cachet de sa grandeur ou de sa décadence.

 

Allez donc, mes enfants bien-aimés, marchez sans tergiversations, sans arrière pensées, dans la route bénie que vous avez entreprise. Allez, allez toujours sans crainte; éloignez courageusement tout ce qui pourrait entraver votre marche vers le but éternel. Voyageurs, vous ne serez que bien peu de temps encore dans les ténèbres et les douleurs de l’épreuve, si vous laissez aller vos coeurs à cette douce doctrine qui vient vous révéler les lois éternelles, et satisfaire toutes les aspirations de votre âme vers l’inconnu. Dès à présent, vous pouvez donner un corps à ces sylphes légers que vous voyiez passer dans vos rêves, et qui, éphémères, ne pouvaient que charmer votre esprit, mais ne disaient rien à votre coeur. Maintenant, mes aimés, la mort a disparu pour faire place à l’ange radieux que vous connaissez, l’ange du revoir et de la réunion! Maintenant, vous qui avez bien accompli la tâche imposée par le Créateur, vous n’avez plus rien à craindre de sa justice, car il est père et pardonne toujours à ses enfants égarés qui crient miséricorde. Continuez donc, avancez sans cesse; que votre devise soit celle du progrès, du progrès continu en toutes choses, jusqu’à ce que vous arriviez enfin à ce terme heureux où vous attendent tous ceux qui vous ont précédês.

 

(LOUIS. Bordeaux, 1861.)

 

 

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