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Justice de la réincarnation octobre 3, 2013

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Sur quoi est fondé le dogme de la réincarnation?

« Sur la justice de Dieu et la révélation, car nous vous le répétons sans cesse: Un bon père laisse toujours à ses enfants une porte ouverte au repentir. La raison ne te dit-elle pas qu’il serait injuste de priver sans retour du bonheur éternel tous ceux de qui il n’a pas dépendu de s’améliorer? Est-ce que tous les hommes ne sont pas les enfants de Dieu? Ce n’est que parmi les hommes égoïstes qu’on trouve l’iniquité, la haine implacable et les châtiments sans rémission. »

Tous les Esprits tendent à la perfection, et Dieu leur en fournit les moyens par les épreuves de la vie corporelle; mais dans sa justice, il leur réserve d’accomplir, dans de nouvelles existences, ce qu’ils n’ont pu faire ou ache »er dans une premiére épreuve.

Il ne serait ni selon l’équité, ni selon la bonté de Dieu, de frapper à jamais ceux qui ont pu rencontrer des obstacles à leur amélioration en dehors de leur volonté et dans le milieu même oû ils se trouvent placés. Si le sort de l’homme était irrévocablement fixé aprés sa mort, Dieu n’aurait point pesé les actions de tous dans la même balance, et ne les aurait point traités avec impartialité.

La doctrine de la réincarnation, c’est-à-dire celle qui consiste à admettre pour l’homme plusieurs existences successives, est la seule qui réponde à l’idée que nous nous faisons de la justice de Dieu à l’égard des hommes placés dans une condition morale inférieure, la seule qui puisse nous expliquer l’avenir et asseoir nos espérances, puisqu’elle nous offre le moyen de racheter nos erreurs par de nouvelles épreuves, La raison nous l’indique et les Esprits nous l’enseignent.

L’homme qui a la conscience de son infériorité puise dans la doctrine de la réincarnation une espérance consolante. S’il croit à la justice de Dieu, il ne peut espérer être pour l’éternité l’égal de ceux qui ont mieux fait que lui. La pensée que cette infériorité ne le déshérite pas à tout jamais du bien suprême, et qu’il pourra la conquérir par de nouveaux efforts, la soutient et ranime son courage. Quel est celui qui, au terme de sa carrière, ne regrette pas d’avoir acquis trop tard une expérience dont il ne peut plus profiter? Cette expérience tardive n’est point perdue; il la mettra à profit dans une nouvelle vie.

Publieé sur les Editions De L’Union Spirite Kardeciste Belge (1954).

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Sacrifices mai 6, 2010

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L’usage des sacrifices humains remonte à la plus haute antiquité. Comment l’homme a-til pu être porté à croire que de pareilles choses pussent être agréables à Dieu?

« D’abord, parce qu’il ne comprenait pas Dieu comme étant la source de la bonté; chez jes peuples primitifs, la matière l’emporte sur l’esprit; ils s’abandonnent aux instincts de l’a brute, c’est pourquoi ils sont généralemcnt cruels, parce que le sens moral n’est point encore développé en eux. Ensuite, les hommes primitifs devaient croire naturellement qu’une créature animée avait beaucoup plus de prix aux yeux de Dieu qu’un corps matériel. C’est ce qui les a portés à immoler d’abord des animaux, et plus tard des hommes, puisque, suivant leur croyance fausse, ils pensaient que le prix du sacrifice était en rapport avec l’importance de la victime. Dans la vie matérielle, telle que vous la pratiquez pour la plupart, si vous offrez un cadeau à quelqu’un, vous le choisissez toujours d’une valeur d’autant plus grande que vous voulez témoigner à la personne plus d’attachement et de considération. Il devait en être de même des hommes ignorants à l’égard de Dieu. »

– Ainsi, les sacrifices des animaux auraient précédé les sacrifices humains?

« Cela n’est pas douteux. »

– D’après cette explication, les sacrifices humains n’auraient pas leur source dans un sentiment de cruauté?

« Non, mais dans une idée fausse d’être agréable à Dieu. Voyez Abraham. Par la suite, les hommes en ont abusé en immolant leurs ennemis, même leurs ennemis particuliers. Du reste, Dieu n’a jamais exigé de sacrifices, pas plus celui des animaux que celui des hommes; il ne peut être honoré par la destruction inutile de sa propre créature. »

670. Est-ce que les sacrifices humains, accomplis avec une intention pieuse, ont quelquefois pu être agréables à Dieu?

« Non, jamais; mais Dieu jugt l’intention. Les hommes étant ignorants pouvaient croire qu’ils faisaient une acte louable en immolant un de leurs semblables; dans ce cas, Dieu ne s’attachait qu’à la pensée et non au fait, Les hommes, en s’améliorant, devaient reconnaître leur erreur et réprouver ces sacrifices qui ne devaient pas entrer dans l’idée d’esprits éclairés; je dis éclairés, parce que les Esprits étaient alors enveloppés du voile matériel; mais par le libre arbitre, ils pouvaient avoir un aperçu de leur origine et de leur fin, et beaucoup comprenaient déjà, par intuition, le mal qu’ils faisaient, mais ils ne l’accomplissaient pas moins pour satisfaire leurs passions. »

671. Que devons-nous penser des guerres dites sacrées? Le sentiment qui porte les peuples fanatiques à exterminer le plus possible, en vue d’être agréables à Dieu, ceux qui ne partagent pas leurs croyances, semblerait avoir la même source que celui qui les excitait jadis aux sacrifices de leurs semblables?

« Ils sont poussés par les mauvais Esprits, et en faisant la guerre à leurs semblables ils vont contre la volonté de Dieu qui dit qu’on doit aimer son frère comme soi-même. Toutes les religions, ou plutôt tous les peuples, adorant un même Dieu, qu’il porte un nom ou qu’il en porte un autre, pourquoi leur faire une guerre d’extermination, parce que leur religion est différente ou n a pas encore atteint le progrès de celle des peuples éclairés? Les peuples sont excusables de ne pas croire à la parole de celui qui était animé de l’Esprit de Dieu et envoyé par lui, surtout lorsqu’ils ne l’ont pas vu et qu’ils n’ont pas été témoins de ses actes et comment voulez-vous qu’ils croient à cette parole de paix, quand vous allez la leur donner le fer à la main? Ils doivent s’éclairer, et nous devons chercher à leur faire connaître sa doctrine par la persuasion et la douceur, et non par la force et le sang. Pour la plupart, vous ne croyez pas aux communications que nous avons avec certains mortels; pourquoi voudriez-vous que des étrangers vous crussent sur parole, quand vos actes démentent la doctrine que vous prêchez? »

672. L‘offrande des fruits de la terre, faite à Dieu, avait-elle plus de mérite à ses yeux que le sacrifice des animaux?

« Je vous ai déjà répondu en vous disant que Dieu jugeait l’intention, et que le fait avait peu d’impor tance pour lui. Il était évidemment plus agréable à Dieu de se voir offrir les fruits de la terre que le sang des victimes. Comme nous vous l’avons dit et vous le répétons toujours, la prière dite du fond du coeur est cent fois plus agréable à Dieu que toutes les offrandes que vous pourriez lui faire. Je répète que l’intention est tout et le fait rien. »

673. N’y aurait-il pas un moyen de rendre ces offrandes plus agréables à Dieu en les consacrant au soulagement de ceux qui manquent du nécessaire, et, dans ce cas, le sacrifice des animaux, accompli dans un but utile, ne serait-il pas méritoire, tandis qu il était abusif, alors qu’il ne servait à rien, ou ne profitait qu’à des gens qui ne manquaient de rien? N’y aurait-il pas quelque chose de vraiment pieux à consacrer aux pauvres les prémices des biens que Dieu nous accorde sur la terre?

« Dieu bénit toujours ceux qui font du bien; soulager les pauvres et les affligés est le meilleur moyen de l’honorer. Je ne dis pas pour cela que Dieu désapprouve les cérémonies que vous faites pour le prier, mais il y a beaucoup d’argent qui pourrait être employé plus utilement qu’il ne l’est, Dieu aime la simplicité en toutes choses. L’homme qui s’attache au dehors et non au coeur est un esprit à vues étroites; jugez si Dieu doit s’attacher à la forme plus qu’au fond.»

Fragment de l’oeuvre « Le Livre Des Esprits », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec.

Publieé sur les Editions De L’Union Spirite Kardeciste Belge (1954).

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Similitudes physiques et morales mars 26, 2009

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207. Les parents transmettent souvent à leurs enfants une ressemblance physique. Leur transmettent-ils aussi une ressemblance morale?

 

« Non, puisqu’ils ont des âmes ou des Esprits différents. Le corps procède du corps, mais l’Esprit ne procède pas de l’Esprit. Entre les descendants des races, il n’y a que consanguinité. »

 

– D’où viennent les ressemblances morales qui existent quelquefois entre les parents et leurs enfants?

 

« Ce sont des Esprits sympathiques attirés par la similitude de leurs penchants. »

 

208. L‘Esprit des parents est-il sans influence sur celui de l’enfant après sa naissance?

 

« Il en a une très grande; comme nous l’avons dit, les Esprits doivent concourir au progrès les uns des autres. Eh bien! l’Esprit des parents a pour mission de développer celui de leurs enfants par l’éducation; c’est pour lui une tâche:s ‘il y faillit, il est coupable. »

 

209. Pourquoi des parents bons et vertueux donnent-ils naissance à des enfants d’une nature perverse? Autrement dit, pourquoi les bonnes qualités des parents n’attirent elles pas toujours, par sympathie, un bon Esprit pour animer leur enfant?

 

« Un mauvais Esprit peut demander de bons parents, dans l’espérance que leurs conseils le dirigeront dans une voie meilleure, et souvent Dieu le leur confie. »

 

210. Les parents peuvent-ils, par leurs pensées et leurs prières, attirer dans le corps de l’enfant un bon Esprit plutôt qu’un Esprit inférieur?

 

« Non, mais ils peuvent améliorer l’Esprit de l’enfant qu’ils ont fait naître et qui leur est

confié: c’est leur devoir; de mauvais enfants sont une épreuve pour les parents. »

 

211. D’où vient la similitude de caractère qui existe souvent entre deux frères, surtout chez les jumeaux?

 

« Esprits sympathiques qui se rapprochent par la similitude de leurs sentiments et qui sont heureux d’être ensemble. »

 

212. Dans les enfants dont les corps sont soudés et qui ont certains organes communs, y a-t-il deux Esprits, autrement dit deux âmes?

 

« Oui, mais leur similitude n’en fait souvent qu un à vos yeux. »

 

213. Puisque les Esprits s’incarnent dans les jumeaux par sympathie, d’où vient l’aversion que l’on voit quelquefois entre ces derniers?

 

« Ce n’est pas une règle que les jumeaux n’ont que des Esprits sympathiques; des Esprits mauvais peuvent vouloir lutter ensemble sur le théâtre de la vie. »

 

214. Que penser des histoires d’enfants se battant dans le sein de la mère?

 

« Figure! Pour peindre que leur haine était invétérée, on la fait remonter avant leur naissance, Généralement, vous ne tenez pas assez compte des figures poétiques. »

 

215. D’où vient le caractère distinctif que l’on remarque dans chaque peuple?

 

« Les Esprits ont aussi des familles formées par la similitude de leurs penchants plus ou moins épurés selon leur élévation, Eh bien! un peuple est une grande famille où se

rassemblent des Esprits sympathiques. La tendance qu’ont les membres de ces familles à s’unir est la source de la ressemblance qui existe dans le caractère distinctif de chaque peuple. Crois-tu que des Esprits bons et humains rechercheront un peuple dur et grossier? Non, les Esprits sympathisent avec les masses, comme ils

sympathisent avec les individus; là, ils sont dans leur milieu. »

 

216. L‘homme conserve-t-il, dans ses nouvelles existences, des traces du caractère moral de ses existences antérieures?

 

« Oui, cela peut arriver; mais en s’améliorant, il change. Sa position sociale peut aussi n’être plus la même; si de maître, il devient csclave, ses goûts seront tout différents et vous auriez de la peine à le reconnaître. L’Esprit étant le même dans les diverses incarnations, ses manifestations peuvent avoir de l’une à l’autre certaines analogies, modifiées, toutefois, par les habitudes de sa nouvelle position, jusqu’à ce qu’un perfectionnement notable ait complètement changé son caractère, car d’orgueilleux et méchant, il peut devenir humble et humain s’il s’est repenti. »

 

217. L‘homme, dans ses différentes incarnations, conserve-t-il des traces du caractère physique des existences antérieures?

 

« Le corps est détruit et le nouveau n’a aucun rapport avec l’ancien. Cependant, l’Esprit se reflète sur le corps; certes, le corps n’est que matière, mais malgré cela il est modelé sur les capacités de l’Esprit qui lui imprime un certain caractère, principalement sur la figure, et c’est avec vérité qu’on a désigné les yeux comme le miroir de l’âme; c ‘est-à-dire que la figure, plus particulièrement, reflète l’âme; car telle personne excessivement laide a pourtant quelque chose qui plaît quand elle est l’enveloppe d’un Esprit bon, sage, humain, tandis qu’il y a des figures très belles qui ne te font rien éprouver, pour lesquelles même tu as de la répulsion. Tu pourrais croire qu’il n’y a que les corps bien faits qui soient l’enveloppe des Esprits les plus parfaits, tandis que tu rencontres tous les jours des hommes de bien sous des dehors difformes. Sans avoir une ressemblance prononcée, la similitude des goûts et des penchants peut donc donner ce qu’on appelle un air de famille. »

 

Le corps que revêt l’àme dans une nouvelle incarnation n’ayant aucun rapport nécessaire avec celui qu’elle a quitté, puisqu’elle peut le tenir d’une tout autre souche, il serait absurde de conclure une succession d’existences d’une blance qui n’est que fortuite. Cependant les qualités de l’Esprit modifient souvent les organes qui servent à leurs manifestations et impriment sur la figure, et même à l’ensemble des manières, un cachet distinct. C’est ainsi que sous l’enveloppe la plus humble, on peut trouver l’expression de la grandeur et de la dignité, tandis que sous l’habit du grand seigneur on voit quelquefois

celle de la bassesse et de l’igominie. Certaines personnes sorties de la position la plus infime prennent sans efforts les habitudes et les maniéres du grand monde. Il semble qu’elles y retrouvent leur élément, tandis que d’autres, malgré leur naissance et leur éducation, y sont toujours déplacées. Comment expliquer ce fait autrement que comme un reflet de ce qu’a été l’Esprit?

 

 

 

Fragment de l’oeuvre « Le Livre Des Esprits », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec

 

Publieé sur les Editions De L’Union Spirite Kardeciste Belge (1954)

 

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Libre arbitre mars 12, 2009

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843. L‘homme a-t-il le libre arbitre de ses actes?

 

« Puisqu’il a la liberté de penser, il a celle d’agir. Sans libre arbitre l’homme serait une machine. »

 

844. L‘homme jouit-il du libre arbitre depuis sa naissance?

 

« Il y a liberté d’agir dès qu’il y a volonté de faire. Dans les premiers temps de la vie la liberté est à peu près nulle; elle se développe et change d’objet avec les facultés. L’enfant ayant des pensées en rapport avec les besoins de son âge, il applique son libre arbitre aux choses qui lui sont nécessaires. »

 

845. Les prédispositions instinctives que l’homme apporte en naissant ne sont-elles pas un obstacle àl’exercice du libre arbitre?

 

« Les prédispositions instinctives sont celles de l’Esprit avant son incarnation; selon qu’il est plus ou moins avancé, elles peuvent le solliciter à des actes répréhensibles. et il sera secondé en cela par les Esprits qui sympathisent avec ces dispositions mais il n’y a point d’entraînement irrésistible quand on a la volonté de résister. Rappelez-vous que vouloir c’est pouvoir. » (Nº 361).

 

846. L‘organisation est-elle sans influence sur les actes’ de la vie, et si elle a une influence, n’est-ce pas aux dépens du libre arbitre?

 

« L’Esprit est certainement influencé par la matière qui peut l’entraver dans ses manifestations voilà pourquoi, dans les mondes où les corps sont moins matériels que sur la terre, les facultés se déploient avec plus de liberté, mais l’instrument ne donne pas la faculté. Au reste, il faut distinguer ici les facultés morales des facultés intellectuelles ; si un homme a l’instinct du meurtre, c est assurément son propre Esprit qui le possède et qui le lui donne, mais non pas ses organes. Celui qui annihile sa pensée pour ne s’occuper que de la matière devient semblable à la brute, et pire encore, car il ne songe plus à se prémunir contre le mal, et c’est en cela qu’il est fautif, puisqu’il agit ainsi par sa volonté. » (Voyez nº 367 et suivants. Influence de l’organisme).

 

847. L‘aberration des facultés ôte-t-elle à l’homme le libre arbitre?

 

« Celui dont l’intelligence est troublée par une cause quelconque n’est plus le maître de sa pensée, et dès lors n’a plus de liberté. Cette aberration est souvent une punition pour l’Esprit qui, dans une autre existence, peut avoir été vain et orgueilleux et avoir fait un mauvais usage de ses facultés. Il peut renaître dans le corps d’un idiot, comme le despote dans le corps d’un esclave, et le mauvais riche dans celui d’un mendiant; mais l’Esprit souffre de cette contraintedont il a parfaite conscience; c’est là qu’ est l’action de la matière. » (371 et suiv.).

 

848. L‘aberration des facultés intellectuelles par l’ivresse excuse-t-elle les actes répréhensibles?

 

« Non, car l’ivrogne s’est volontairement privé de sa raison pour satisfaire des passions brutales au lieu d’une faute il en commet deux. »

 

849. Quelle est, chez l’homme à l’état sauvage, la faculté dominante: l’instinct ou le libre arbitre?

 

« L’instinct; ce qui ne l’empêche pas d’agir avec une entière liberté pour certaines choses; mais, comme l’enfant, il applique cette liberté à ses besoins, et elle se développe avec l’intelligence; par conséquent, toi qui es plus éclairé qu’un sauvage, tu es aussi plus responsable de ce que tu fais. »

 

850. La position sociale n’est-elle pas quelquefois un obstacle à l’entière liberté des actes?

 

« Le monde a sans doute ses exigences ; Dieu est juste : il tient compte de tout, mais il vous laisse la responsabilité du peu d’efforts que vous faites pour surmonter les obstacles. »

 

 

 

Fragment de l’oeuvre « Le Livre Des Esprits », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec

 

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Egalité des droits de l’homme et de la femme décembre 11, 2008

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817. L‘homme et la femme sont-ils égaux devant Dieu et ont-ils les mêmes droits?

 

« Dieu n’a-t-il pas donné à tous les deux l’intelligence du bien et du mal et la faculté de progresser? »

 

818. D’où vient l’infériorité morale de la femme en certaines contrées?

 

« C’est par l’empire injuste et cruel que l’homme a pris sur elle. C’est un résultat des institutions sociales, et de l’abus de la force sur la faiblesse.

 

Chez les hommes peu avancés au point de vue moral, la force fait le droit ».

 

819. Dans quel but la femme a-t-elle plus de faiblesse physique que l’homme?

 

« Pour lui assigner des fonctions particulières. L’homme est pour les travaux rudes, comme étant le plus fort; la femme pour les travaux doux, et tous les deux pour s’entr’aider à passer les épreuves d’une vie pleine d’amertume ».

 

820. La faiblesse physique de la femme ne la place-t-elle pas naturellement sous la dépendance de l’homme?

 

« Dieu a donné aux uns la force pour protéger le faible et non pour l’asservir ».

 

Dieu a approprié l’organisation de chaque être aux fonctions qu’il doit accomplir. S’il a donné à la femme une moins grande force physique, il l’a douée en méme temps d’une plus grande sensibilité en rapport avec la délicatesse des fonctions maternelles et la faiblesse des êtres confiés à ses soins.

 

821. Les fonctions auxquelles la femme est destinée par la nature ont-elles une importance aussi grande que celles qui sont dévolues à l’homme?

 

« Oui, et plus grande ; c’est elle qui lui donne les premières notions de la vie ».

 

822. Les hommes étant égaux devant la loi de Dieu doivent-ils l’être également devant la loi des hommes?

 

« C’est le premier principe de justice Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fît ».

 

– D’après cela, une législation, pour être parfaitement juste, doit-elle consacrer l’égalité des droits entre l’homme et la femme?

 

« Des droits, oui; des fonctions, non il faut que chacun ait une place attitrée que l’homme s’occupe du dehors et la femme du dedans chacun selon son aptitude. La loi humaine, pour être équitable, doit consacrer l’égalité des droits entre l’homme et la femme; tout privilège accordé à l’un ou à l’autre est contraire à la justice. L’émancipation de la femme suit le progrès de la civilisation; son asservissement marche avec la barbarie. Les sexes, d’ailleurs, n’existent que par l’organisation physi que; puisque les Esprits peuvent prendre l’un et l’autre, il n’y a point de différence entre eux sous ce rapport et, par conséquent, ils doivent jouir des mêmes droits ».

 

Fragment de l’oeuvre « Le Livre Des Esprits », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec

 

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Oubli du passé novembre 27, 2008

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392. Pourquoi l’Esprit incarné perd-il le souvenir de son passé?

 

« L’homme ne peut ni ne doit tout savoir; Dieu le veut ainsi dans sa sagesse. Sans le voile qui lui couvre certaines choses, l’homme serait ébloui, comme celui qui passe sans transition de l’obscurité à la lumière. Par l’oubli du passé, il est plus lui-même. »

 

393. Comment l’homme peut-il être responsable d’actes et racheter des fautes dont il n’a pas le souvenir? Comment peut-il profiter de l’expérience acquise dans des existences tombées dans l’oubli? On concevrait que les tribulations de la vie fussent une leçon pour lui s’il se rappelait ce qui a pu les lui attirer; mais du moment qu’il ne s’en souvient pas, chaque existence est pour lui comme si elle était la première, et c’est ainsi toujours à recommencer. Comment concilier cela avec la justice de Dieu?

 

« A chaque existence nouvelle, l’homme a plus d’intelligence et peut mieux distinguer le bien et le mal. Où serait le mérite, s’il se rappelait tout le passé?

 

Lorsque l’Esprit rentre dans sa vie primitive (la vie spirite), toute sa vie passée se déroule devant lui; il voit les fautes qu’il a commises et qui sont cause de sa souffrance et ce qui aurait pu l’empêcher de les commettre; il comprend que la position qui lui est donnée est juste, et cherche alors l’existence qui pourrait réparer celle qui vient de s’ecouler. Il cherche des épreuves analogues à celles par lesquelles il a passé, ou les luttes qu’il croit propres à son avancement, et demande à des Esprits qui lui sont supérieurs de l’aider dans cette nouvelle tâche qu’il entreprend, car il sait que l’Esprit qui lui sera donné pour guide dans cette nouvelle existence cherchera à lui faire réparer ses fautes en lui donnant une espèce d’intuition de celles qu’il a commises.

 

 

Cette même intuition est la pensée, le désir criminel qui vous vient souvent, et auquel vous résistez instinctivement, attribuant la plupart du temps votre résistance aux principes que vous avez reçus de vos parents, tandis que c’est la voix de la conscience qui vous parle, et cette voix est le souvenir du passé, voix qui vous avertit de ne pas retomber dans les fautes que vous avez déjà commises. L’Esprit entré dans cette nouvelle existence, s’il subit ces épreuves avec courage et s’il résiste, s’élève et monte dans la hiérarchie des Esprits, lorsqu’il revient parmi eux. »

 

 

Si nous n’avons pas, pendant la vie corporelle, un sou-venir précis de ce que nous avons été, et de ce que nous avons fait de bien ou de mal dans nos existences antérieures, nous en avons l’intuition, et nos tendances instinctives sont une réminiscence de notre passé, auxquelles notre conscience, qui est le désir que nous avons conçu de ne plus commettre les mêmes fautes, nous avertit de résister.

 

 

394. Dans les mondes plus avancés que le nôtre, où l’on n’est point en proie à tous nos besoins physiques, à nos infirmités, les hommes comprennent-ils qu’ils sont plus heureux que nous? Le bonheur, en général, est relatif on le sent par comparaison avec un état moins heureux. Comme en définitive quelques-uns de ces mondes, quoique meilleurs que le nôtre, ne sont pas à l’état de perfection, les hommes qui les habitent doivent avoir des sujets d’ennui dans leur genre. Parmi nous, le riche, de ce qu’il n’a pas les angoisses des besoins matériels comme le pauvre, n en a pas moins des tribulations qui rendent sa vie amère. Or, je demande si dans leur position, les habitants de ces mondes ne se croient pas aussi malheureux que nous et ne se plaignent pas de leur sort, n’ayant pas le souvenir d’une existence inférieure pour comparaison?

 

 

« A cela, il faut faire deux réponses différentes. Il y a des mondes, parmi ceux dont tu parles, dont les habitants ont un souvenir très net et très précis de leurs existences passées ; ceux-là, tu le comprends, peuvent et savent apprécier le bonheur que Dieu leur permet de savourer; mais il y en a d’autres où les habitants placés, comme tu le dis, dans de meilleures conditions que vous, n’en ont pas moins de grands ennuis, des malheurs même; ceux-là n’apprécient pas leur bonheur par cela même qu’ils n’ont pas le souvenir d’un état encore plus malheureux. S’ils ne l’apprécient pas comme hommes, ils l’apprécient comme Esprits. »

 

 

N’y a-t-il pas dans l’oubli de ces existences passées, alors surtout qu’elles ont été pénibles, quelque chose de providentiel, et où se révéle la sagesse divine? C’est dans les mondes supérieurs, lorsque le souvenir des existences malheureuses n’est plus qu’un mauvais rêve, qu’elles se présentent à la mémoire. Dans les mondes inférieurs, les malheurs présents ne seraient-ils pas aggravés par le souvenir de tous ceux que l’on a pu endurer? Concluons donc de là que tout ce que Dieu a fait est bien fa,i tet qu’il ne nous appartient pas de critiquer ses oeuvres, et de dire comment il aurait dû régler l’univers.

 

Le souvenir de nos individualités antérieures aurait des inconvénients trés graves; il pourrait, dans certains cas, nous humilier étrangement; dans d’autres, exalter notre orgueil, et, par cela même, entraver notre libre arbitre. Dieu nous a donné pour nous améliorer, juste ce qui nous est nécessaire et peut nous suffire: la voix de la conscience et nos tendances instinctives; il nous ôte ce qui pourrait nous nuire. Ajoutons encore que si nous avions le souvenir de nos actes antérieurs personnels, nous aurions également celui des actes d’autrui, et que cette connaissance pourrait avoir les plus fâcheux effets sur les relations sociales; n’ayant pas toujours lieu de nous glorifier de notre passé, il est souvent heureux qu’un voile soit jeté dessus.

 

Ceci concorde parfaitement avec la doctrine des Esprits sur les mondes supérieurs au nôtre. Dans ces mondes, où ne règne que le bien, le souvenir du passé n’a rien de pénible; voilà pourquoi on s’y souvient de son existence précédente comme nous nous souvenons de ce que nous avons fait la veille. Quant au séjour qu’on, a pu faire dans les mondes inférieurs, ce n’est plus, comme nous l’avons dit, qu’un mauvais rêve.

 

 

Fragment de l’oeuvre « Le Livre Des Esprits », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec

 

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Retour a la vie corporelle octobre 30, 2008

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Préludes du retour

 

330. Les Esprits connaissent-ils l’époque à laquelle ils seront réincarnés?

 

« Ils la pressentent, comme un aveugle sent le feu dont il s’approche. Ils savent qu’ils doivent reprendre un corps comme vous savez que Vous devez mourir un jour. mais sans savoir quand cela arrivera.» (166.)

 

– La réincarnation est donc une nécessité de la vie spirite, comme la mort est une nécessité de la vie corporelle?

 

« Assurément, il en est ainsi. »

 

331. Tous les Esprits se préoccupent-ils de leur réincarnation?

 

« Il en est qui n’y songent nullement, qui même ne la comprennent pas; cela dépend de leur nature plus ou moins avancée. Pour quelques-uns l’incertitude où ils sont de leur avenir est une punition. »

 

332. L‘Esprit peut-il rapprocher ou retarder le moment de sa réincarnation?

 

« Il peut le rapprocher en l’appelant de ses voeux: il peut aussi l’éloigner s’il recule devant l’épreuve, car parmi les Esprits il y a aussi des lâches et des indifférents, mais il ne le fait pas impunément; il en souffre comme celui qui recule devant le remède salutaire qui peut le guérir.»

 

333. Si un Esprit se trouvait assez heureux d’une condition moyenne parmi les Esprits errants, et qu’il n’eût pas l’ambition de monter, pourrait-il prolonger cet état indéfiniment?

 

« Non, pas indéfiniment; l’avancement est un besoin que l’Esprit éprouve tôt ou tard; tous doivent monter, c’est leur destinée. »

 

334. L‘union de l’âme avec tel ou tel corps est-elle prédestinée, ou bien n’est-ce qu’au dernier moment que le choix se fait?

 

« L’Esprit est toujours désigné d’avance. L’Esprit en choisissant l’épreuve qu’il veut subir, demande à s’incarner; or Dieu, qui sait tout et voit tout, a su et vu d’avance que telle âme s’unirait à tel corps. »

 

335. L‘Esprit a-t-il le choix du corps dans lequel ildoit entrer, ou seulement du genre de vie qui doit lui servir d’épreuve?

 

« Il peut aussi choisir le corps, car les imperfections de ce corps sont pour lui des épreuves qui aident à son avancement s’il dompte les obstacles qu’il y rencontre, mais le choix ne dépend pas toujours de lui; il peut demander. »

 

– L’Esprit pourrait-il, au dernier moment, refuser d’entrer dans le corps choisi par lui ?

 

« S’il refusait, il en souffrirait beaucoup plus que celui qui n’aurait tenté aucune épreuve. »

 

336. Pourrait-il arriver qu’un enfant qui doit naitre ne trouvât pas d’Esprit qui voulût s’incarner en lui?

 

« Dieu y pourvoirait. L’enfant, lorsqu’il doit naître viable, est toujours prédestiné à avoir une âme; rien n a été créé sans dessein. »

 

337. L‘union de l’Esprit avec tel corps peut-elle être imposée par Dieu?

 

« Elle peut être imposée, de même que les différentes épreuves, surtout lorsque l’Esprit n’est pas encore apte à faire un choix avec connaissance de cause. Comme expiation, l’Esprit peut être contraint de s’unir au corps de tel enfant qui, par sa naissance et la position qu’il aura dans le monde, pourra devenir pour lui un sujet de châtiment. »

 

 

 

Fragment de l’oeuvre « Le Livre Des Esprits », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec

 

Publieé sur les Editions De L’Union Spirite Kardeciste Belge (1954)

 

***

 

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Le plus grand commandement octobre 23, 2008

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Mais les Pharisiens, avant appris qu’il avait fermé la bouche aux Sadducéens, s’assemblèrent; – et l’un d’eux, qui était docteur de la loi, vint lui faire cette question pour le tenter: – Maître, quel est le grand commandement de la loi? – Jésus lui répondit: Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre coeur, de toute votre âme, et de tout votre esprit. – C’est là le plus grand et le premier commandement. – Et voici le second qui est semblable à celui-là: Vous aimerez votre prochain comme vous-même. – Toute la loi et les prophètes sont renfermés dans ces deux commandements. (Saint Matthieu, ch. XXII, v. de 34 à 40.)

 

 

Charité et humilité, telle est donc la seule voie du salut; égoïsme et orgueil, telle est celle de la perdition. Ce principe est formulé en termes précis dans ces paroles: «Vous aimerez Dieu de toute votre âme et votre prochain comme vous-même; toute la loi et les prophètes sont renfermés dans ces deux commandements.» Et pour qu il n’y ait pas d’équivoque sur l’interprétation de l’amour de Dieu et du prochain, il ajoute: “Et voici le second commandement qui est semblable au premier;” c’est-à-dire qu’on ne peut vraiment aimer Dieu sans aimer son prochain, ni aimer son prochain sans aimer Dieu; donc tout ce que l’on fait contre le prochain, c’est le faire contre Dieu. Ne pouvant aimer Dieu sans pratiquer la charité envers le prochain, tous les devoirs de l’homme se trouvent résumés dans cette maxime:

 

HORS LA CHARITÉ POINT DE SALUT.

 

 

 

Fragment de l’oeuvre « L’Évangile selon le Spiritisme », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec (version trouvée dans le Domaine Public)

 

Paris – Imprimerie de P. – A. BOURDIER et Ce, rue des Poitevins, 6.

 

***

 

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Pluralité des existences : Parenté, filiation octobre 16, 2008

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203. Les parents transmettent-ils à leurs enfants une portion de leur âme, ou bien ne font-ils que leur donner la vie animale à laquelle une âme nouvelle vient plus tard ajouter la vie morale?

 

« La vie animale seule, car l’âme est indivisible. Un père stupide peut avoir des enfants d’esprit, et vice versa. »

 

204. Puisque nous avons eu plusieurs existences, la parenté remonte-t-elle au delà de notre existence actuelle?

 

« Cela ne peut être autrement. La Succession des existences corporelles établit entre les Esprits des liens qui remontent à vos existences antérieures; de là, souvent des causes de sympathie entre vous et certains Esprits qui vous paraissent étrangers. »

 

205. Aux yeux de certaines personnes, la doctrine de la réincarnation semble détruire les liens de famille en les faisant remonter au delà de l’existence actuelle.

 

« Elle les étend, mais elle ne les détruit pas. l’a parenté étant fondée sur des affections antérieures, les liens qui unissent les membres d’une même famille sont moins précaires. Elle augmente les devoirs de la fraternité, puisque, dans votre voisin, ou dans votre serviteur, peut se trouver un Esprit qui a tenu à vous par les liens du sang. »

 

 

– Elle diminue cependant l’importance que quelques-uns attachent à leur filiation, puisqu’on peut avoir eu pour père un Esprit ayant appartenu à une tout autre race, ou ayant vécu dans une condition tout autre.

 

 

« C’est vrai, mais cette importance est fondée sur l’orgueil ; ce que la plupart honorent dans leurs ancêtres, ce sont les titres, le rang, la fortune. Tel rougirait d’avoir eu pour aïeul un cordonnier honnête homme, qui se vantera de descendre d’un gentilhomme débauché. Mais quoi qu’ils disent ou fassent, ils n’empêcheront pas les choses d’être ce qu’elles sont, car Dieu n’a pas réglé les lois de la nature sur leur vanité. »

 

 

206. De ce qu’il n’y a pas de filiation entre les Esprits des descendants d’une même famille, s’ensuit-il que le culte des ancêtres soit une chose ridicule?

 

« Assurément non car on doit être heureux d’appartenir à une famille dans laquelle des Esprits élevés se sont incarnés. Quoique les Esprits ne procèdent pas les uns des autres, ils n’en ont pas moins d’affection pour ceux qui tiennent à eux par les liens de la famille, car ces Esprits sont souvent attirés dans telle ou telle famille par des causes de sympathie ou par des liens antérieurs; mais croyez bien que les Esprits de vos ancêtres ne sont nullement honorés du culte que vous leur rendez par orgueil; leur mérite ne rejaillit sur vous qu autant que vous vous efforcez de suivre les bons exemples qu’ils vous ont donnés, et c’est alors seulement que votre souvenir peut non seulement leur être agréable, mais même leur être utile. »

 

 

Fragment de l’oeuvre « Le Livre Des Esprits », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec

 

Publieé sur les Editions De L’Union Spirite Kardeciste Belge (1954)

 

Image : Or.ucr.edu

 

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Esprits errants octobre 2, 2008

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223. L‘âme se réincarne-t-elle immédiatement après sa séparation du corps?

 

« Quelquefois immédiatement, mais le plus souvent après des intervalles plus ou moins longs. Dans les mondes supérieurs, la réincarnation est presque toujours immédiate; la matière corporelle étant moins grossière, l’Esprit Incarné y jouit presque de toutes ses facultés d’Esprit; son état normal est celui de vos somnambules lucides. »

 

224. Que devient l’âme dans l’intervalle des incarnations?

 

« Esprit errant qui aspire après sa nouvelle destinéè; il attend. »

 

– Quelle peut être la durée de ces intervalles?

 

« De quelques heures à quelques milliers de siècles. Au reste, il n’y a point, à proprement parler, de limite extrême assignée à l’état errant, qui peut se prolonger fort longtemps, mais qui cependant n’est jamais perpétuel; l’Esprit trouve toujours, tôt ou tard, à recommencer une existence qui sert à la purification de ses existences précédentes. »

 

– Cette durée est-elle subordonnée à la volonté de l’Esprit, ou peut-elle être imposée comme expiation?

 

« C’est une conséquence du libre arbitre ; les Esprits savent parfaitement ce qu’ils font, mais il y en a aussi pour qui c’est une punition infligée par Dieu; d’autres demandent à la prolonger pour suivre des études qui ne peuvent se faire avec fruit qu’à l’état d’Esprit. »

 

225. L‘erraticité est-elle, par elle-même, un signe d’infériorté chez les Esprits ?

 

« Non, car il y a des Esprits errants de tous les degrés. L’incarnation est un état transitoire, nous l’avons dit: dans son état normal, l’Esprit est dégagé de la matière. »

 

226. Peut-on dire que tous les Esprits qui ne sont pas incarnés sont errants?

 

« Ceux qui doivent se réincarner, oui; mais les purs Esprits qui sont arrivés à la perfection ne sont pas errants : leur état est définitif. »

 

Sous le rapport des qualités intimes, les Esprits sont de différents ordres ou degrés qu’ils parcourent successivement àmesure qu’ils s’épurent. Comme état, ils peuvent étre: incarnés, c’est-à-dire unis à un corps errants, c’est-à-dire dégagés du corps matériel et attendant une nouvelle incarnation pour s’améliorer; purs Esprits, c’est-à-dire parfaits et n’ayant plus besoin d’incarnation.

 

227. De quelle manière les Esprits errants s’instruisent-ils ; ils ne le font sans doute pas de la même manière que nous?

 

« Ils étudient leur passé et cherchent les moyens de s’élever. Ils voient, observent ce qui se passe dans les lieux qu’ils parcourent; ils écoutent les discours des hommes éclairés et les avis des Esprits plus élevés qu’eux, et cela leur donne des idées qu’ils n’avaient pas. »

 

 

Fragment de l’oeuvre « Le Livre Des Esprits », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec

 

Publieé sur les Editions De L’Union Spirite Kardeciste Belge (1954)

 

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