jump to navigation

Liens de famille octobre 10, 2013

Posted by My profile in Études Spirites, Le Livre des Esprits, Paix.
add a comment

773. Pourquoi, chez les animaux, les parents et les enfants ne se reconnaissent-ils plus lorsque ceux-ci n’ont plus besoin de soins?

« Les animaux vivent de la vie matérielle, et non de la vie morale, La tendresse de la mère pour ses petits a pour principe l’instinct de conservation des êtres auxquels elle a donné le jour; quand ces êtres peuvent se suffire à eux-mêmes, sa tâche est remplie, la nature ne lui en demande pas davantage; c est pourquoi elle les abandonne pour s’occuper des nouveaux venus. »

774. Il y a des personnes qui infèrent de l’abandon des petits des animaux par leurs parents que, chez l’homme, les liens de famille ne sont qu’un résultat des moeurs sociales et non une loi de nature qu’en devons-nous penser?

« L’homme a une autre destinée que les animaux pourquoi donc toujours vouloir l’assimiler à eux? Chez lui, il y a autre chose que des besoins physiques il y a la nécessité du progrès les liens sociaux sont nécessaires au progrès, et les liens de famille resserrent les liens sociaux voilà pourquoi les liens de famille sont une loi de nature. Dieu a voulu que les hommes apprissent ainsi à s’aimer comme des frères. » (205) .

775. Quel serait, pour la société, le résultat du relâchement des liens de famille?

« Une recrudescence d’égoïsme. »

Publieé sur les Editions De L’Union Spirite Kardeciste Belge (1954).

***

Autres informations :

– Notres Études spirites – publiés tous les Jeudis

Questions et Réponses

« Le Livre des Esprits » disponible pour le téléchargement gratuit – version de site Domaine Public

– Pour connaître les Oeuvres Basiques de la Doctrine Espirite Chrétienne, cliquez ici  

Publicités

Justice de la réincarnation octobre 3, 2013

Posted by My profile in Études Spirites, Le Livre des Esprits, Paix, Questions et Réponses.
add a comment

Sur quoi est fondé le dogme de la réincarnation?

« Sur la justice de Dieu et la révélation, car nous vous le répétons sans cesse: Un bon père laisse toujours à ses enfants une porte ouverte au repentir. La raison ne te dit-elle pas qu’il serait injuste de priver sans retour du bonheur éternel tous ceux de qui il n’a pas dépendu de s’améliorer? Est-ce que tous les hommes ne sont pas les enfants de Dieu? Ce n’est que parmi les hommes égoïstes qu’on trouve l’iniquité, la haine implacable et les châtiments sans rémission. »

Tous les Esprits tendent à la perfection, et Dieu leur en fournit les moyens par les épreuves de la vie corporelle; mais dans sa justice, il leur réserve d’accomplir, dans de nouvelles existences, ce qu’ils n’ont pu faire ou ache »er dans une premiére épreuve.

Il ne serait ni selon l’équité, ni selon la bonté de Dieu, de frapper à jamais ceux qui ont pu rencontrer des obstacles à leur amélioration en dehors de leur volonté et dans le milieu même oû ils se trouvent placés. Si le sort de l’homme était irrévocablement fixé aprés sa mort, Dieu n’aurait point pesé les actions de tous dans la même balance, et ne les aurait point traités avec impartialité.

La doctrine de la réincarnation, c’est-à-dire celle qui consiste à admettre pour l’homme plusieurs existences successives, est la seule qui réponde à l’idée que nous nous faisons de la justice de Dieu à l’égard des hommes placés dans une condition morale inférieure, la seule qui puisse nous expliquer l’avenir et asseoir nos espérances, puisqu’elle nous offre le moyen de racheter nos erreurs par de nouvelles épreuves, La raison nous l’indique et les Esprits nous l’enseignent.

L’homme qui a la conscience de son infériorité puise dans la doctrine de la réincarnation une espérance consolante. S’il croit à la justice de Dieu, il ne peut espérer être pour l’éternité l’égal de ceux qui ont mieux fait que lui. La pensée que cette infériorité ne le déshérite pas à tout jamais du bien suprême, et qu’il pourra la conquérir par de nouveaux efforts, la soutient et ranime son courage. Quel est celui qui, au terme de sa carrière, ne regrette pas d’avoir acquis trop tard une expérience dont il ne peut plus profiter? Cette expérience tardive n’est point perdue; il la mettra à profit dans une nouvelle vie.

Publieé sur les Editions De L’Union Spirite Kardeciste Belge (1954).

***

Autres informations :

– Notres Études spirites – publiés tous les Jeudis

Questions et Réponses

« Le Livre des Esprits » disponible pour le téléchargement gratuit – version de site Domaine Public

– Pour connaître les Oeuvres Basiques de la Doctrine Espirite Chrétienne, cliquez ici  

Rendez à César ce qui est à César août 11, 2012

Posted by My profile in Études Spirites, L'Évangile selon le Spiritisme, Paix.
add a comment

Alors les Pharisiens s’étant retirés firent dessein entre eux de le surprendre dans ses paroles. – Ils lui envoyèrent donc leurs disciples avec les Hérodiens, lui dire: Maître, nous savons que vous êtes véritable, et que vous enseignez la voie du Dieu dans la vérité, sans avoir égard à qui que ce soit, parce que vous ne considérez point la personne dans les hommes; – dite-nous donc votre avis sur ceci: Nous est-il libre de payer le tribut à César, ou de ne pas le payer?

Mais Jésus, connaissant leur malice, leur dit: Hypocrites, pourquoi me tentezvous? Montrez-moi la pièce d’argent qu’on donne pour le tribut. Et eux lui ayant présenté un denier, Jésus leur dit: De qui est cette image et cette inscription? – De César, lui dirent-ils. Alors Jésus leur rèpondit: Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.

L’ayant entendu parler de la sorte, ils admirèrent sa réponse, et le laissant, ils se retirèrent. (Saint Matth., ch. XXII, v. de 15 à 22; Saint Marc, ch. XII, v. de 13 à 17.)

6. La question posée à Jésus était motivée par cette circonstance que les Juifs ayant en horreur le tribut qui leur était imposé par les Romains, en avaient fait une question religieuse; un parti nombreux s’était formé pour refuser l’impôt; le payement du tribut était donc pour eux une question irritante d’actualité, sans cela la demande faite à Jésus: “Nous est-il libre de payer ou de ne pas payer le tribut à César?” n’aurait eu aucun sens. Cette question était un piège; car, suivant sa réponse, ils espéraient exciter contre lui soit l’autorité romaine, soit les Juifs dissidents. Mais «Jésus, connaissant leur malice,» élude la difficulté en leur donnant une leçon de justice, et en disant de rendre à chacun ce qui lui est dû. (Voir l’introduction, article Publicains.)

7. Cette maxime: «Rendez à César ce qui est à César,» ne doit point s’entendre d’une manière restrictive et absolue. Comme tous les enseignements de Jésus, c’est un principe général résumé sous une forme pratique et usuelle, et déduit d’une circonstance particulière. Ce principe est une conséquence de celui qui dit d’agir envers les autres comme nous voudrions que les autres agissent envers nous; il condamne tout préjudice matériel et moral porté à autrui, toute violation de ses intérêts; il prescrit le respect des droits de chacun, comme chacun désire qu’on respecte les siens; il s’étend à l’accomplissement des devoirs contractés envers la famille, la société, l’autorité, aussi bien qu’envers les individus.

Fragment de l’oeuvre « L’Évangile selon le Spiritisme », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec (version trouvée dans le Domaine Public)

Paris – Imprimerie de P. – A. BOURDIER et Ce, rue des Poitevins, 6.

***

Autres informations :

– Notres Études spirites

– Questions et Réponses

– « L’Évangile selon le Spiritisme  » disponible pour le téléchargement gratuit – version de site Domaine Public  

– Pour connaître les Oeuvres Basiques de la Doctrine Espirite Chrétiennecliquez ici   .

Sacrifices mai 6, 2010

Posted by My profile in Études Spirites, Le Livre des Esprits, Paix, Questions et Réponses.
Tags: , , , , ,
add a comment

L’usage des sacrifices humains remonte à la plus haute antiquité. Comment l’homme a-til pu être porté à croire que de pareilles choses pussent être agréables à Dieu?

« D’abord, parce qu’il ne comprenait pas Dieu comme étant la source de la bonté; chez jes peuples primitifs, la matière l’emporte sur l’esprit; ils s’abandonnent aux instincts de l’a brute, c’est pourquoi ils sont généralemcnt cruels, parce que le sens moral n’est point encore développé en eux. Ensuite, les hommes primitifs devaient croire naturellement qu’une créature animée avait beaucoup plus de prix aux yeux de Dieu qu’un corps matériel. C’est ce qui les a portés à immoler d’abord des animaux, et plus tard des hommes, puisque, suivant leur croyance fausse, ils pensaient que le prix du sacrifice était en rapport avec l’importance de la victime. Dans la vie matérielle, telle que vous la pratiquez pour la plupart, si vous offrez un cadeau à quelqu’un, vous le choisissez toujours d’une valeur d’autant plus grande que vous voulez témoigner à la personne plus d’attachement et de considération. Il devait en être de même des hommes ignorants à l’égard de Dieu. »

– Ainsi, les sacrifices des animaux auraient précédé les sacrifices humains?

« Cela n’est pas douteux. »

– D’après cette explication, les sacrifices humains n’auraient pas leur source dans un sentiment de cruauté?

« Non, mais dans une idée fausse d’être agréable à Dieu. Voyez Abraham. Par la suite, les hommes en ont abusé en immolant leurs ennemis, même leurs ennemis particuliers. Du reste, Dieu n’a jamais exigé de sacrifices, pas plus celui des animaux que celui des hommes; il ne peut être honoré par la destruction inutile de sa propre créature. »

670. Est-ce que les sacrifices humains, accomplis avec une intention pieuse, ont quelquefois pu être agréables à Dieu?

« Non, jamais; mais Dieu jugt l’intention. Les hommes étant ignorants pouvaient croire qu’ils faisaient une acte louable en immolant un de leurs semblables; dans ce cas, Dieu ne s’attachait qu’à la pensée et non au fait, Les hommes, en s’améliorant, devaient reconnaître leur erreur et réprouver ces sacrifices qui ne devaient pas entrer dans l’idée d’esprits éclairés; je dis éclairés, parce que les Esprits étaient alors enveloppés du voile matériel; mais par le libre arbitre, ils pouvaient avoir un aperçu de leur origine et de leur fin, et beaucoup comprenaient déjà, par intuition, le mal qu’ils faisaient, mais ils ne l’accomplissaient pas moins pour satisfaire leurs passions. »

671. Que devons-nous penser des guerres dites sacrées? Le sentiment qui porte les peuples fanatiques à exterminer le plus possible, en vue d’être agréables à Dieu, ceux qui ne partagent pas leurs croyances, semblerait avoir la même source que celui qui les excitait jadis aux sacrifices de leurs semblables?

« Ils sont poussés par les mauvais Esprits, et en faisant la guerre à leurs semblables ils vont contre la volonté de Dieu qui dit qu’on doit aimer son frère comme soi-même. Toutes les religions, ou plutôt tous les peuples, adorant un même Dieu, qu’il porte un nom ou qu’il en porte un autre, pourquoi leur faire une guerre d’extermination, parce que leur religion est différente ou n a pas encore atteint le progrès de celle des peuples éclairés? Les peuples sont excusables de ne pas croire à la parole de celui qui était animé de l’Esprit de Dieu et envoyé par lui, surtout lorsqu’ils ne l’ont pas vu et qu’ils n’ont pas été témoins de ses actes et comment voulez-vous qu’ils croient à cette parole de paix, quand vous allez la leur donner le fer à la main? Ils doivent s’éclairer, et nous devons chercher à leur faire connaître sa doctrine par la persuasion et la douceur, et non par la force et le sang. Pour la plupart, vous ne croyez pas aux communications que nous avons avec certains mortels; pourquoi voudriez-vous que des étrangers vous crussent sur parole, quand vos actes démentent la doctrine que vous prêchez? »

672. L‘offrande des fruits de la terre, faite à Dieu, avait-elle plus de mérite à ses yeux que le sacrifice des animaux?

« Je vous ai déjà répondu en vous disant que Dieu jugeait l’intention, et que le fait avait peu d’impor tance pour lui. Il était évidemment plus agréable à Dieu de se voir offrir les fruits de la terre que le sang des victimes. Comme nous vous l’avons dit et vous le répétons toujours, la prière dite du fond du coeur est cent fois plus agréable à Dieu que toutes les offrandes que vous pourriez lui faire. Je répète que l’intention est tout et le fait rien. »

673. N’y aurait-il pas un moyen de rendre ces offrandes plus agréables à Dieu en les consacrant au soulagement de ceux qui manquent du nécessaire, et, dans ce cas, le sacrifice des animaux, accompli dans un but utile, ne serait-il pas méritoire, tandis qu il était abusif, alors qu’il ne servait à rien, ou ne profitait qu’à des gens qui ne manquaient de rien? N’y aurait-il pas quelque chose de vraiment pieux à consacrer aux pauvres les prémices des biens que Dieu nous accorde sur la terre?

« Dieu bénit toujours ceux qui font du bien; soulager les pauvres et les affligés est le meilleur moyen de l’honorer. Je ne dis pas pour cela que Dieu désapprouve les cérémonies que vous faites pour le prier, mais il y a beaucoup d’argent qui pourrait être employé plus utilement qu’il ne l’est, Dieu aime la simplicité en toutes choses. L’homme qui s’attache au dehors et non au coeur est un esprit à vues étroites; jugez si Dieu doit s’attacher à la forme plus qu’au fond.»

Fragment de l’oeuvre « Le Livre Des Esprits », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec.

Publieé sur les Editions De L’Union Spirite Kardeciste Belge (1954).

***

Autres informations :

– Notres Études spirites – publiés tous les Jeudis    

Questions et Réponses

« Le Livre des Esprits » disponible pour le téléchargement gratuit – version de site Domaine Public  

– Pour connaître les Oeuvres Basiques de la Doctrine Espirite Chrétienne, cliquez ici  

Quiconque s’élève sera abaissé mars 22, 2010

Posted by My profile in Études Spirites, L'Évangile selon le Spiritisme, Paix.
add a comment

En ce même temps les disciples s’approchèrent de Jésus, et lui dirent Qui est le plus grand dans le royaume des cieux – Jésus ayant appelé un petit enfant, le mit au milieu d’eux, et leur dit Je vous dis en vérité que si vous ne vous convertissez, et si vous ne devenez comme de petits enfants, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. – Quiconque donc s’humiliera et se rendra petit comme cet enfant, celui-là sera le plus grand dans le royaume des cieux, – et quiconque reçoit en mon nom un enfant tel que je viens de dire, c’est moi-même qu’il reçoit. (Saint Matthieu, ch. XVIII, v. 1 à 5.)

Alors la mère des enfants de Zébédée s’approcha de lui avec ses deux fils, et l’adora en lui témoignant qu’elle voulait lui demander quelque chose. – Il lui dit Que voulez-vous Ordonnez, lui dit-elle, que mes deux fils que voici soient assis dans votre royaume, l’un à votre droite et l’autre à votre gauche. – Mais Jésus leur répondit Vous ne savez pas ce que vous demandez; pouvez~vous boire le calice que je vais boire Ils lui dirent Nous le pouvons. – Il leur répondit Il est vrai que vous boirez le calice que je boirai; mais pour ce qui est d’être assis à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi à vous le donner, mais ce sera pour ceux à qui mon Père l’a préparé. -Les dix autres apôtres ayant entendu ceci, en conçurent de l’indignation contre les deux frères. – Et Jésus les ayant appelés à lui, leur dit Vous savez que les princes des nations les dominent, et que les grands les traitent avec empire. – Il n’en doit pas être de même parmi vous; mais que celui qui voudra devenir le plus grand, soit votre serviteur; et que celui qui voudra être le premier d’entre vous soit votre esclave; – comme le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie pour la rédemption de plusieurs. (Saint Matthieu, ch. XX, v. de 20 à 28.)

Jésus entra un jour de sabbat dans la maison d’un des principaux Pharisiens pour y prendre son repas, et ceux qui étaient là l’observaient. – Alors, considérant comme les conviés choisissaient les premières places, il leur proposa cette parabole, et leur dit: – Quand vous serez conviés à des noces, n’y prenez point la première place, de peur qu’il ne se trouve parmi les conviés une personne plus considérable que vous, et que celui qui vous aura invité ne vienne vous dire: Donnez votre place à celui-ci, et qu’alors vous ne soyez réduit à vous tenir avec honte au dernier lieu. – Mais quand vous aurez été conviés, allez vous mettre à la dernière place, afin que, lorsque celui qui vous a conviés sera venu, il vous dise: Mon ami, montez plus haut. Et alors ce sera un sujet de gloire devant ceux qui seront à table avec vous; – car quiconque s’éléve sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé. (Saint Luc, ch. XIV, v. 1 et de 7 à 11.)

Ces maximes sont les conséquences du principe d’humilité que Jésus ne cesse de poser comme condition essentielle de la félicité promise aux élus du Seigneur, et qu’il a formulé par ces paroles: «Bienheureux les pauvres d’esprit, parce que le royaume des cieux est à eux.» Il prend un enfant comme type de la simplicité du coeur et il dit: Celui-là sera le plus grand dans le royaume des cieux qui s’humiliera et se fera petit comme un enfant; c’est-à-dire qui n’aura aucume prétention à la supériorité ou à l’infaillibilité.

La même pensée fondamentale se retrouve dans cette autre maxime: «Que celui qui voudra devenir le plus grand soit votre serviteur,» et dans celle-ci: «Quiconque s’abaisse sera élevé, et quiconque s’élève sera abaissé.»

Le spiritisme vient sanctioner la théorie par l’exemple, en nous montrant grands dans le monde des Esprits ceux qui étaient petits sur la terre, et souvent bien petits ceux qui y étaient les plus grands et les plus puissants. C’est que les premiers ont emporté en mourant ce qui seul fait la véritable grandeur dans le ciel et ne se perd pas: les vertus; tandis que les autres ont dû laisser ce qui faisait leur grandeur sur la terre, et ne s’emporte pas: la fortune, les titres, la gloire, la naissance; n’ayant rien autre chose, ils arrivent dans l’autre monde dépourvus de tout, comme des naufragés qui ont tout perdu, jusqu’à leurs vêtements; ils n’ont conservé que l’orgueil qui rend leur nouvelle position plus humiliante, car ils voient au-dessus d’eux, et resplendissants de gloire, ceux qu’ils ont foulés aux pieds sur la terre.

Le spiritisme nous montre une autre application de ce principe dans les incarnations successives où ceux qui ont été les plus élevés dans une existence sont abaissés au dernier rang dans une existence suivante, s’ils ont été dominés par l’orgueil et l’ambition. Ne cherchez donc point la première place sur la terre, ni à vous mettre au-dessus des autres, si vous ne voulez être obligés de descendre; cherchez, au contraire, la plus humble et la plus modeste, car Dieu saura bien vous en donner une plus élevée dans le ciel si vous la méritez.

Fragment de l’oeuvre « L’Évangile selon le Spiritisme », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec (version trouvée dans le Domaine Public)

Paris – Imprimerie de P. – A. BOURDIER et Ce, rue des Poitevins, 6.

***

Autres informations :

– Notres Études spirites

Questions et Réponses

« L’Évangile selon le Spiritisme  » disponible pour le téléchargement gratuit – version de site Domaine Public  

– Pour connaître les Oeuvres Basiques de la Doctrine Espirite Chrétienne, cliquez ici   .

Nécessaire et superflu avril 16, 2009

Posted by My profile in Études Spirites, Le Livre des Esprits, Paix.
Tags: , , , , , , , , , ,
add a comment

715. Comment l’homme peut-il connaître la limite du nécessaire?

 

« Le sage la connaît par intuition beaucoup la connaissent par expérience et à leurs dépens.»

 

716. La nature n’a-t-clle pas tracé la limite de nos besoins par notre organisation?

 

« Oui, mais l’homme est insatiable. La nature a tracé la limite de ses besoins par son organisation. mais les vices ont altéré sa constitution et créé pour lui des besoins qui ne sont pas les besoins réels. »

 

717. Que penser de ceux qui accaparent les biens de la terre pour se procurer le superflu au préjudice de ceux qui manquent du nécessaire?

 

« Ils méconnaissent la loi de Dieu et auront à répondre des privations qu’ils auront fait endurer.»

 

La limite du nécessaire et du superflu n’a rien d’absolu. La civilisation a créé des nécessités que n’a pas la sauvagerie, et les Esprits qui ont dicté ces préceptes ne prétendent pas que l’homme civilisé doive vivre comme le sauvage. Tout est relatif, c’est à la raison à faire la part de chaque chose.

 

La civilisation développe le sens moral et en même temps le sentiment de charité qui porte les hommes à se prêter un mutuel appui. Ceux qui vivent aux dépens des privations des autres exploitent les bienfaits de la civilisation à leur profit; ils n’ont de la civilisation que le vernis, comme il y a des gens qui n’ont de la religion que le masque.

 

 

Fragment de l’oeuvre « Le Livre Des Esprits », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec

 

Publieé sur les Editions De L’Union Spirite Kardeciste Belge (1954)

 

***

 

            Autres informations :

 

 

– Notres Études spirites – publiés tous les Jeudis    

 

Questions et Réponses

 

« Le Livre des Esprits » disponible pour le téléchargement gratuit – version de site Domaine Public  

 

– Pour connaître les Oeuvres Basiques de la Doctrine Espirite Chrétienne, cliquez ici  

La vertu avril 9, 2009

Posted by My profile in Études Spirites, Le Livre des Esprits, Paix.
Tags: , , , , , , , , , , , , , ,
add a comment

                   La vertu, à son plus haut degré, comporte l’ensemble de toutes les qualités essentielles qui constituent l’homme de bien. Être bon, charitable, laborieux, sobre, modeste, ces qualités sont de l’homme vertueux. Malheureusement elles sont souvent accompagnées de petites infirmités morales qui les déparent et les atténuent. Celui qui fait parade de sa vertu n’est pas vertueux, puisqu’il lui manque la qualité principale: la modestie, et qu’il a le vice le plus contraire: l’orgueil. La vertu vraiment digne de ce nom n’aime pas à s’étaler; on la devine, mais elle se dérobe dans l’obscurité et fuit l’admiration des foules. Saint Vincent de Paul était vertueux; le digne curé d’Ars était vertueux, et beaucoup d’autres peu connus du monde, mais connus de Dieu. Tous ces hommes de bien ignoraient eux-mêmes qu’ils fussent vertueux; ils se laissaient aller au courant de leurs saintes inspirations, et pratiquaient le bien avec un désintéressement complet et un entier oubli d’eux-mêmes.

 

 

                   C’est à la vertu ainsi comprise et pratiquée que je vous convie, mes enfants; c’est à cette vertu vraiment chrétienne et vraiment spirite que je vous engage à vous consacrer; mais éloignez de vos coeurs la pensée de l’orgueil, de la vanité, de l’amour propre qui déparent toujours les plus belles qualités. N’imitez pas cet homme qui se pose comme un modèle et prône lui-même ses propres qualités à toutes les oreilles complaisantes. Cette vertu d’ostentation dérohe souvent une foule de petites turpitudes et d’odieuses lâchetés.

 

 

                   En principe, l’homme qui s’exalte lui-même, qui élève une statue à sa prople vertu, annihile par ce fait seul tout le mérite effectif qu’il peut avoir. Mais que dirai-je de celui dont toute la valeur est de paraître ce qu’il n’est pas? Je veux bien admettre que l’homme qui fait le bien en ressente au fond du coeur une satisfaction intime, mais dès que cette satisfaction se traduit au dehors pour en recueillir des éloges, elle dégénère en amour-propre.

 

 

                   O vous tous que la foi spirite a réchauffés de ses rayons, et qui savez combien l’homme est loin de la perfection, ne donnez jamais dans un pareil travers. La vertu est une grâce que je souhaite à tous les sincères spirites, mais je leur dirai: Mieux vaut moins de vertus avec la modestie que beaucoup avec de l’orgueil. C’est par l’orgueil que les humanités successives se sont perdues, c’est par l’humilité qu’elles doivent se racheter un jour. (FRANÇOIS, NICOLAS, MADELEINE. Paris, 1863.)

 

 

Fragment de l’oeuvre « L’Évangile selon le Spiritisme », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec (version trouvée dans le Domaine Public)

 

Paris – Imprimerie de P. – A. BOURDIER et Ce, rue des Poitevins, 6.

 

***

 

 

            Autres informations :

 

 

– Notres Études spirites – publiés tous les Jeudis    

 

Questions et Réponses

 

« L’Évangile selon le Spiritisme  » disponible pour le téléchargement gratuit – version de site Domaine Public  

 

– Pour connaître les Oeuvres Basiques de la Doctrine Espirite Chrétienne, cliquez ici  

 

Le devoir avril 2, 2009

Posted by My profile in Études Spirites, L'Évangile selon le Spiritisme, Paix.
Tags: , , , , , , , , , , , , , ,
add a comment

                   Le devoir est l’obligation morale, vis-à-vis de soi d’abord, et des autres ensuite. Le devoir est la loi de la vie; il se retrouve dans les plus infimes détails, aussi bien que dans les actes élevés. Je ne veux parler ici que du devoir moral, et non de celui qu’imposent les professions.

 

                   Dans l’ordre des sentiments, le devoir est très-difficile à remplir, parce qu’il se trouve en antagonisme avec les séductions de l’intérêt et du coeur; ses victoires n’ont pas de témoins, et ses défaites n’ont pas de répression. Le devoir intime de l’homme est abandonné a son libre arbitre; l’aiguillon de la conscience, cette gardienne de la probité intérieure, l’avertit et le soutient, mais elle demeure souvent impuissante devant les sophismes de la passion. Le devoir du coeur, fidèlement observé, élève l’homme; mais ce devoir, comment le préciser? Où commence-t-il? Où s’arrête-t-il? Le devoir commence précisément au point où vous menacez le bonheur ou le repos de votre prochain; il se termine à la limite que vous ne voudriez pas voir franchir pour vous-même.

 

                   Dieu a créé tous les hommes égaux pour la douleur; petits ou grands, ignorants ou éclairés, souffrent par les mêmes causes, afin que chacun juge sainement le mal qu’il peut faire. Le même criterium n’existe pas pour le bien, infiniment plus varié dans ses expressions. Légalité devant la douleur est une sublime prévoyance de Dieu, qui veut que ses enfants, instruits par lexpérience commune, ne commettent pas le mal en arguant de lignorance de ses effets.

 

                   Le devoir est le résumé pratique de toutes les spéculations morales; c’est une bravoure de l’âme qui affronte les angoisses de la lutte; il est austère et souple; prompt à se plier aux complications diverses, il demeure inflexible devant leurs tentations. Lhomme qui remplit son devoir aime Dieu plus que les créatures, et les créatures plus que lui-même; il est à la fois juge et esclave dans sa propre cause.

 

                   Le devoir est le plus beau fleuron de la raison; il relève d’elle, comme le fils relève de sa mère. L’homme doit aimer le devoir, non parce qu’il préserve des maux de la vie, auxquels l’humanité ne peut se soustraire, mais parce qu’il donne à l’âme la vigueur nécessaire à son développement.

 

                   Le devoir grandit et rayonne sous une forme plus élevée dans chacune des étapes supérieures de l’humanité; l’obligation morale ne cesse jamais de la créature à Dieu; elle doit refléter les vertus de l’Éternel qui n’accepte pas une ébauche imparfaite, parce qu’il veut que la beauté de son oeuvre resplendisse devant lui. (LAZARE. Paris, 1863.)

 

 

Fragment de l’oeuvre « L’Évangile selon le Spiritisme », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec (version trouvée dans le Domaine Public)

 

Paris – Imprimerie de P. – A. BOURDIER et Ce, rue des Poitevins, 6.

 

***

 

            Autres informations :

 

 

– Notres Études spirites – publiés tous les Jeudis    

 

Questions et Réponses

 

« L’Évangile selon le Spiritisme  » disponible pour le téléchargement gratuit – version de site Domaine Public  

 

– Pour connaître les Oeuvres Basiques de la Doctrine Espirite Chrétienne, cliquez ici  

Similitudes physiques et morales mars 26, 2009

Posted by My profile in Études Spirites, Le Livre des Esprits, Paix, Questions et Réponses.
Tags: , , , , , , ,
add a comment

207. Les parents transmettent souvent à leurs enfants une ressemblance physique. Leur transmettent-ils aussi une ressemblance morale?

 

« Non, puisqu’ils ont des âmes ou des Esprits différents. Le corps procède du corps, mais l’Esprit ne procède pas de l’Esprit. Entre les descendants des races, il n’y a que consanguinité. »

 

– D’où viennent les ressemblances morales qui existent quelquefois entre les parents et leurs enfants?

 

« Ce sont des Esprits sympathiques attirés par la similitude de leurs penchants. »

 

208. L‘Esprit des parents est-il sans influence sur celui de l’enfant après sa naissance?

 

« Il en a une très grande; comme nous l’avons dit, les Esprits doivent concourir au progrès les uns des autres. Eh bien! l’Esprit des parents a pour mission de développer celui de leurs enfants par l’éducation; c’est pour lui une tâche:s ‘il y faillit, il est coupable. »

 

209. Pourquoi des parents bons et vertueux donnent-ils naissance à des enfants d’une nature perverse? Autrement dit, pourquoi les bonnes qualités des parents n’attirent elles pas toujours, par sympathie, un bon Esprit pour animer leur enfant?

 

« Un mauvais Esprit peut demander de bons parents, dans l’espérance que leurs conseils le dirigeront dans une voie meilleure, et souvent Dieu le leur confie. »

 

210. Les parents peuvent-ils, par leurs pensées et leurs prières, attirer dans le corps de l’enfant un bon Esprit plutôt qu’un Esprit inférieur?

 

« Non, mais ils peuvent améliorer l’Esprit de l’enfant qu’ils ont fait naître et qui leur est

confié: c’est leur devoir; de mauvais enfants sont une épreuve pour les parents. »

 

211. D’où vient la similitude de caractère qui existe souvent entre deux frères, surtout chez les jumeaux?

 

« Esprits sympathiques qui se rapprochent par la similitude de leurs sentiments et qui sont heureux d’être ensemble. »

 

212. Dans les enfants dont les corps sont soudés et qui ont certains organes communs, y a-t-il deux Esprits, autrement dit deux âmes?

 

« Oui, mais leur similitude n’en fait souvent qu un à vos yeux. »

 

213. Puisque les Esprits s’incarnent dans les jumeaux par sympathie, d’où vient l’aversion que l’on voit quelquefois entre ces derniers?

 

« Ce n’est pas une règle que les jumeaux n’ont que des Esprits sympathiques; des Esprits mauvais peuvent vouloir lutter ensemble sur le théâtre de la vie. »

 

214. Que penser des histoires d’enfants se battant dans le sein de la mère?

 

« Figure! Pour peindre que leur haine était invétérée, on la fait remonter avant leur naissance, Généralement, vous ne tenez pas assez compte des figures poétiques. »

 

215. D’où vient le caractère distinctif que l’on remarque dans chaque peuple?

 

« Les Esprits ont aussi des familles formées par la similitude de leurs penchants plus ou moins épurés selon leur élévation, Eh bien! un peuple est une grande famille où se

rassemblent des Esprits sympathiques. La tendance qu’ont les membres de ces familles à s’unir est la source de la ressemblance qui existe dans le caractère distinctif de chaque peuple. Crois-tu que des Esprits bons et humains rechercheront un peuple dur et grossier? Non, les Esprits sympathisent avec les masses, comme ils

sympathisent avec les individus; là, ils sont dans leur milieu. »

 

216. L‘homme conserve-t-il, dans ses nouvelles existences, des traces du caractère moral de ses existences antérieures?

 

« Oui, cela peut arriver; mais en s’améliorant, il change. Sa position sociale peut aussi n’être plus la même; si de maître, il devient csclave, ses goûts seront tout différents et vous auriez de la peine à le reconnaître. L’Esprit étant le même dans les diverses incarnations, ses manifestations peuvent avoir de l’une à l’autre certaines analogies, modifiées, toutefois, par les habitudes de sa nouvelle position, jusqu’à ce qu’un perfectionnement notable ait complètement changé son caractère, car d’orgueilleux et méchant, il peut devenir humble et humain s’il s’est repenti. »

 

217. L‘homme, dans ses différentes incarnations, conserve-t-il des traces du caractère physique des existences antérieures?

 

« Le corps est détruit et le nouveau n’a aucun rapport avec l’ancien. Cependant, l’Esprit se reflète sur le corps; certes, le corps n’est que matière, mais malgré cela il est modelé sur les capacités de l’Esprit qui lui imprime un certain caractère, principalement sur la figure, et c’est avec vérité qu’on a désigné les yeux comme le miroir de l’âme; c ‘est-à-dire que la figure, plus particulièrement, reflète l’âme; car telle personne excessivement laide a pourtant quelque chose qui plaît quand elle est l’enveloppe d’un Esprit bon, sage, humain, tandis qu’il y a des figures très belles qui ne te font rien éprouver, pour lesquelles même tu as de la répulsion. Tu pourrais croire qu’il n’y a que les corps bien faits qui soient l’enveloppe des Esprits les plus parfaits, tandis que tu rencontres tous les jours des hommes de bien sous des dehors difformes. Sans avoir une ressemblance prononcée, la similitude des goûts et des penchants peut donc donner ce qu’on appelle un air de famille. »

 

Le corps que revêt l’àme dans une nouvelle incarnation n’ayant aucun rapport nécessaire avec celui qu’elle a quitté, puisqu’elle peut le tenir d’une tout autre souche, il serait absurde de conclure une succession d’existences d’une blance qui n’est que fortuite. Cependant les qualités de l’Esprit modifient souvent les organes qui servent à leurs manifestations et impriment sur la figure, et même à l’ensemble des manières, un cachet distinct. C’est ainsi que sous l’enveloppe la plus humble, on peut trouver l’expression de la grandeur et de la dignité, tandis que sous l’habit du grand seigneur on voit quelquefois

celle de la bassesse et de l’igominie. Certaines personnes sorties de la position la plus infime prennent sans efforts les habitudes et les maniéres du grand monde. Il semble qu’elles y retrouvent leur élément, tandis que d’autres, malgré leur naissance et leur éducation, y sont toujours déplacées. Comment expliquer ce fait autrement que comme un reflet de ce qu’a été l’Esprit?

 

 

 

Fragment de l’oeuvre « Le Livre Des Esprits », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec

 

Publieé sur les Editions De L’Union Spirite Kardeciste Belge (1954)

 

***

 

            Autres informations :

 

 

– Notres Études spirites – publiés tous les Jeudis    

 

Questions et Réponses

 

« Le Livre des Esprits » disponible pour le téléchargement gratuit – version de site Domaine Public  

 

– Pour connaître les Oeuvres Basiques de la Doctrine Espirite Chrétienne, cliquez ici  

 

 

On demandera beaucoup à celui qui a beaucoup reçu mars 19, 2009

Posted by My profile in Études Spirites, L'Évangile selon le Spiritisme, Paix.
Tags: , , , , , , , , , , , , ,
add a comment

Le serviteur qui aura su la volonté de son maître, et qui néanmoins ne se sera pas tenu prêt et n’aura pas fait ce qu’il désirait de lui, sera battu rudement; mais celui qui n’aura pas su sa volonté, et qui aura fait des choses dignes de châtiment, sera moins battu. On demandera beaucoup à celui à qui on aura beaucoup donné, et on fera rendreun plus grand compte à celui à qui on auraconfié plus de choses. (Saint Luc, ch. XII, v.47, 48.)

 

 

Je suis venu dans ce monde pour exercer un jugement, afin que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles. – Quelques pharisiens qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent: Sommes nous donc aussi aveugles? – Jésus leur répondit : Si vous étiez aveugles, vous n’auriez point de péché; mais maintenant vous dites que vous voyez, et c’est pour cela que votre péché demeure en vous. (Saint Jean, ch. IX, v. 39, 40, 41.)

 

 

Ces maximes trouvent surtout leur application dans l’enseignement des Esprits. Quiconque connaît les préceptes du Christ est coupable assurément de ne pas les pratiquer; mais outre que l’Évangile qui les contient n’est répandu que dans les sectes chrétiennes, parmi celles-ci, combien est-il de gens qui ne le lisent pas, et parmi ceux qui le lisent, combien en estil qui ne le comprennent pas! Il en résulte que les paroles même de Jésus sont perdues pour le plus grand nombre.

 

L’enseignement des Esprits qui reproduit ces maximes sous différentes formes, qui les développè et les commente pour les mettre à la portée de tous, a cela de particulier qu’il n’est point circonscrit, et que chacun, lettré ou illettré, croyant ou incrédule, chrétien ou non, peut le recevoir, puisque les Esprits se communiquent partout; nul de ceux qui le reçoivent, directement ou par entremise, ne peut prétexter ignorance; il ne peut s’excuser ni sur son défaut d’instruction, ni sur l’obscurité du sens allégorique. Celui donc qui ne les met pas à profit pour son amélioration, qui les admire comme choses intéressantes et curieuses sans que son coeur en soit touché, qui n’en est ni moins vain, ni moins orgueilleux, ni moins égoïste, ni moins attaché aux biens matériels, ni meilleur pour sou prochain, est d’autant plus coupable qu’il a plus de moyens de connaître la vérité.

 

Les médiums qui obtiennent de bonnes communications sont encore plus repréhensibles de persister dans le mal, parce que souvent ils écrivent leur propre condamnation, et que, s’ils n’étaient aveuglés par l’orgueil, ils reconnaîtraient que c’est à eux que les Esprits s’adressent. Mais, au lieu de prendre pour eux les leçons qu’ils écrivent, ou qu’ils voient écrire, leur unique pensée est de les appliquer aux autres, réalisant ainsi cette parole de Jésus: “Vous voyez une paille dans l’oeil de votre voisin, et vous ne voyez pas la poutre qui est dans le vôtre.” (Ch. X, nº 9.)

 

Par cette autre parole: “Si vous étiez aveugles vous n’auriez point péché”, Jésus entend que la culpabilité est en raison des lumières que l’on possède; or, les Pharisiens, qui avaient la prétention d’être, et qui étaient, en effet, la partie la plus éclairée de la nation, étaient plus repréhensibles aux yeux de Dieu quele peuple ignorant. Il en est de même aujourd’hui.

 

Aux spirites, il sera donc beaucoup demandé, parce qu’ils ont beaucoup reçu, mais aussi à ceux qui auront profité il sera beaucoup donné.

 

La première pensée de tout spirite sincère doit être de chercher, dans les conseils donnés par les Esprits, s’il n’y a pas quelque chose qui puisse le concerner.

 

Le spiritisme vient multiplier le nombre des appelés; par la foi qu’il donne, il multipliera aussi le nombre des élus.

 

 

Fragment de l’oeuvre « L’Évangile selon le Spiritisme », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec (version trouvée dans le Domaine Public)

 

Paris – Imprimerie de P. – A. BOURDIER et Ce, rue des Poitevins, 6.

 

***

 

            Autres informations :

 

 

– Notres Études spirites – publiés tous les Jeudis    

 

Questions et Réponses

 

« L’Évangile selon le Spiritisme  » disponible pour le téléchargement gratuit – version de site Domaine Public  

 

– Pour connaître les Oeuvres Basiques de la Doctrine Espirite Chrétienne, cliquez ici