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Nécessaire et superflu avril 16, 2009

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715. Comment l’homme peut-il connaître la limite du nécessaire?

 

« Le sage la connaît par intuition beaucoup la connaissent par expérience et à leurs dépens.»

 

716. La nature n’a-t-clle pas tracé la limite de nos besoins par notre organisation?

 

« Oui, mais l’homme est insatiable. La nature a tracé la limite de ses besoins par son organisation. mais les vices ont altéré sa constitution et créé pour lui des besoins qui ne sont pas les besoins réels. »

 

717. Que penser de ceux qui accaparent les biens de la terre pour se procurer le superflu au préjudice de ceux qui manquent du nécessaire?

 

« Ils méconnaissent la loi de Dieu et auront à répondre des privations qu’ils auront fait endurer.»

 

La limite du nécessaire et du superflu n’a rien d’absolu. La civilisation a créé des nécessités que n’a pas la sauvagerie, et les Esprits qui ont dicté ces préceptes ne prétendent pas que l’homme civilisé doive vivre comme le sauvage. Tout est relatif, c’est à la raison à faire la part de chaque chose.

 

La civilisation développe le sens moral et en même temps le sentiment de charité qui porte les hommes à se prêter un mutuel appui. Ceux qui vivent aux dépens des privations des autres exploitent les bienfaits de la civilisation à leur profit; ils n’ont de la civilisation que le vernis, comme il y a des gens qui n’ont de la religion que le masque.

 

 

Fragment de l’oeuvre « Le Livre Des Esprits », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec

 

Publieé sur les Editions De L’Union Spirite Kardeciste Belge (1954)

 

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La vertu avril 9, 2009

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                   La vertu, à son plus haut degré, comporte l’ensemble de toutes les qualités essentielles qui constituent l’homme de bien. Être bon, charitable, laborieux, sobre, modeste, ces qualités sont de l’homme vertueux. Malheureusement elles sont souvent accompagnées de petites infirmités morales qui les déparent et les atténuent. Celui qui fait parade de sa vertu n’est pas vertueux, puisqu’il lui manque la qualité principale: la modestie, et qu’il a le vice le plus contraire: l’orgueil. La vertu vraiment digne de ce nom n’aime pas à s’étaler; on la devine, mais elle se dérobe dans l’obscurité et fuit l’admiration des foules. Saint Vincent de Paul était vertueux; le digne curé d’Ars était vertueux, et beaucoup d’autres peu connus du monde, mais connus de Dieu. Tous ces hommes de bien ignoraient eux-mêmes qu’ils fussent vertueux; ils se laissaient aller au courant de leurs saintes inspirations, et pratiquaient le bien avec un désintéressement complet et un entier oubli d’eux-mêmes.

 

 

                   C’est à la vertu ainsi comprise et pratiquée que je vous convie, mes enfants; c’est à cette vertu vraiment chrétienne et vraiment spirite que je vous engage à vous consacrer; mais éloignez de vos coeurs la pensée de l’orgueil, de la vanité, de l’amour propre qui déparent toujours les plus belles qualités. N’imitez pas cet homme qui se pose comme un modèle et prône lui-même ses propres qualités à toutes les oreilles complaisantes. Cette vertu d’ostentation dérohe souvent une foule de petites turpitudes et d’odieuses lâchetés.

 

 

                   En principe, l’homme qui s’exalte lui-même, qui élève une statue à sa prople vertu, annihile par ce fait seul tout le mérite effectif qu’il peut avoir. Mais que dirai-je de celui dont toute la valeur est de paraître ce qu’il n’est pas? Je veux bien admettre que l’homme qui fait le bien en ressente au fond du coeur une satisfaction intime, mais dès que cette satisfaction se traduit au dehors pour en recueillir des éloges, elle dégénère en amour-propre.

 

 

                   O vous tous que la foi spirite a réchauffés de ses rayons, et qui savez combien l’homme est loin de la perfection, ne donnez jamais dans un pareil travers. La vertu est une grâce que je souhaite à tous les sincères spirites, mais je leur dirai: Mieux vaut moins de vertus avec la modestie que beaucoup avec de l’orgueil. C’est par l’orgueil que les humanités successives se sont perdues, c’est par l’humilité qu’elles doivent se racheter un jour. (FRANÇOIS, NICOLAS, MADELEINE. Paris, 1863.)

 

 

Fragment de l’oeuvre « L’Évangile selon le Spiritisme », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec (version trouvée dans le Domaine Public)

 

Paris – Imprimerie de P. – A. BOURDIER et Ce, rue des Poitevins, 6.

 

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Le devoir avril 2, 2009

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                   Le devoir est l’obligation morale, vis-à-vis de soi d’abord, et des autres ensuite. Le devoir est la loi de la vie; il se retrouve dans les plus infimes détails, aussi bien que dans les actes élevés. Je ne veux parler ici que du devoir moral, et non de celui qu’imposent les professions.

 

                   Dans l’ordre des sentiments, le devoir est très-difficile à remplir, parce qu’il se trouve en antagonisme avec les séductions de l’intérêt et du coeur; ses victoires n’ont pas de témoins, et ses défaites n’ont pas de répression. Le devoir intime de l’homme est abandonné a son libre arbitre; l’aiguillon de la conscience, cette gardienne de la probité intérieure, l’avertit et le soutient, mais elle demeure souvent impuissante devant les sophismes de la passion. Le devoir du coeur, fidèlement observé, élève l’homme; mais ce devoir, comment le préciser? Où commence-t-il? Où s’arrête-t-il? Le devoir commence précisément au point où vous menacez le bonheur ou le repos de votre prochain; il se termine à la limite que vous ne voudriez pas voir franchir pour vous-même.

 

                   Dieu a créé tous les hommes égaux pour la douleur; petits ou grands, ignorants ou éclairés, souffrent par les mêmes causes, afin que chacun juge sainement le mal qu’il peut faire. Le même criterium n’existe pas pour le bien, infiniment plus varié dans ses expressions. Légalité devant la douleur est une sublime prévoyance de Dieu, qui veut que ses enfants, instruits par lexpérience commune, ne commettent pas le mal en arguant de lignorance de ses effets.

 

                   Le devoir est le résumé pratique de toutes les spéculations morales; c’est une bravoure de l’âme qui affronte les angoisses de la lutte; il est austère et souple; prompt à se plier aux complications diverses, il demeure inflexible devant leurs tentations. Lhomme qui remplit son devoir aime Dieu plus que les créatures, et les créatures plus que lui-même; il est à la fois juge et esclave dans sa propre cause.

 

                   Le devoir est le plus beau fleuron de la raison; il relève d’elle, comme le fils relève de sa mère. L’homme doit aimer le devoir, non parce qu’il préserve des maux de la vie, auxquels l’humanité ne peut se soustraire, mais parce qu’il donne à l’âme la vigueur nécessaire à son développement.

 

                   Le devoir grandit et rayonne sous une forme plus élevée dans chacune des étapes supérieures de l’humanité; l’obligation morale ne cesse jamais de la créature à Dieu; elle doit refléter les vertus de l’Éternel qui n’accepte pas une ébauche imparfaite, parce qu’il veut que la beauté de son oeuvre resplendisse devant lui. (LAZARE. Paris, 1863.)

 

 

Fragment de l’oeuvre « L’Évangile selon le Spiritisme », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec (version trouvée dans le Domaine Public)

 

Paris – Imprimerie de P. – A. BOURDIER et Ce, rue des Poitevins, 6.

 

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Similitudes physiques et morales mars 26, 2009

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207. Les parents transmettent souvent à leurs enfants une ressemblance physique. Leur transmettent-ils aussi une ressemblance morale?

 

« Non, puisqu’ils ont des âmes ou des Esprits différents. Le corps procède du corps, mais l’Esprit ne procède pas de l’Esprit. Entre les descendants des races, il n’y a que consanguinité. »

 

- D’où viennent les ressemblances morales qui existent quelquefois entre les parents et leurs enfants?

 

« Ce sont des Esprits sympathiques attirés par la similitude de leurs penchants. »

 

208. L‘Esprit des parents est-il sans influence sur celui de l’enfant après sa naissance?

 

« Il en a une très grande; comme nous l’avons dit, les Esprits doivent concourir au progrès les uns des autres. Eh bien! l’Esprit des parents a pour mission de développer celui de leurs enfants par l’éducation; c’est pour lui une tâche:s ‘il y faillit, il est coupable. »

 

209. Pourquoi des parents bons et vertueux donnent-ils naissance à des enfants d’une nature perverse? Autrement dit, pourquoi les bonnes qualités des parents n’attirent elles pas toujours, par sympathie, un bon Esprit pour animer leur enfant?

 

« Un mauvais Esprit peut demander de bons parents, dans l’espérance que leurs conseils le dirigeront dans une voie meilleure, et souvent Dieu le leur confie. »

 

210. Les parents peuvent-ils, par leurs pensées et leurs prières, attirer dans le corps de l’enfant un bon Esprit plutôt qu’un Esprit inférieur?

 

« Non, mais ils peuvent améliorer l’Esprit de l’enfant qu’ils ont fait naître et qui leur est

confié: c’est leur devoir; de mauvais enfants sont une épreuve pour les parents. »

 

211. D’où vient la similitude de caractère qui existe souvent entre deux frères, surtout chez les jumeaux?

 

« Esprits sympathiques qui se rapprochent par la similitude de leurs sentiments et qui sont heureux d’être ensemble. »

 

212. Dans les enfants dont les corps sont soudés et qui ont certains organes communs, y a-t-il deux Esprits, autrement dit deux âmes?

 

« Oui, mais leur similitude n’en fait souvent qu un à vos yeux. »

 

213. Puisque les Esprits s’incarnent dans les jumeaux par sympathie, d’où vient l’aversion que l’on voit quelquefois entre ces derniers?

 

« Ce n’est pas une règle que les jumeaux n’ont que des Esprits sympathiques; des Esprits mauvais peuvent vouloir lutter ensemble sur le théâtre de la vie. »

 

214. Que penser des histoires d’enfants se battant dans le sein de la mère?

 

« Figure! Pour peindre que leur haine était invétérée, on la fait remonter avant leur naissance, Généralement, vous ne tenez pas assez compte des figures poétiques. »

 

215. D’où vient le caractère distinctif que l’on remarque dans chaque peuple?

 

« Les Esprits ont aussi des familles formées par la similitude de leurs penchants plus ou moins épurés selon leur élévation, Eh bien! un peuple est une grande famille où se

rassemblent des Esprits sympathiques. La tendance qu’ont les membres de ces familles à s’unir est la source de la ressemblance qui existe dans le caractère distinctif de chaque peuple. Crois-tu que des Esprits bons et humains rechercheront un peuple dur et grossier? Non, les Esprits sympathisent avec les masses, comme ils

sympathisent avec les individus; là, ils sont dans leur milieu. »

 

216. L‘homme conserve-t-il, dans ses nouvelles existences, des traces du caractère moral de ses existences antérieures?

 

« Oui, cela peut arriver; mais en s’améliorant, il change. Sa position sociale peut aussi n’être plus la même; si de maître, il devient csclave, ses goûts seront tout différents et vous auriez de la peine à le reconnaître. L’Esprit étant le même dans les diverses incarnations, ses manifestations peuvent avoir de l’une à l’autre certaines analogies, modifiées, toutefois, par les habitudes de sa nouvelle position, jusqu’à ce qu’un perfectionnement notable ait complètement changé son caractère, car d’orgueilleux et méchant, il peut devenir humble et humain s’il s’est repenti. »

 

217. L‘homme, dans ses différentes incarnations, conserve-t-il des traces du caractère physique des existences antérieures?

 

« Le corps est détruit et le nouveau n’a aucun rapport avec l’ancien. Cependant, l’Esprit se reflète sur le corps; certes, le corps n’est que matière, mais malgré cela il est modelé sur les capacités de l’Esprit qui lui imprime un certain caractère, principalement sur la figure, et c’est avec vérité qu’on a désigné les yeux comme le miroir de l’âme; c ‘est-à-dire que la figure, plus particulièrement, reflète l’âme; car telle personne excessivement laide a pourtant quelque chose qui plaît quand elle est l’enveloppe d’un Esprit bon, sage, humain, tandis qu’il y a des figures très belles qui ne te font rien éprouver, pour lesquelles même tu as de la répulsion. Tu pourrais croire qu’il n’y a que les corps bien faits qui soient l’enveloppe des Esprits les plus parfaits, tandis que tu rencontres tous les jours des hommes de bien sous des dehors difformes. Sans avoir une ressemblance prononcée, la similitude des goûts et des penchants peut donc donner ce qu’on appelle un air de famille. »

 

Le corps que revêt l’àme dans une nouvelle incarnation n’ayant aucun rapport nécessaire avec celui qu’elle a quitté, puisqu’elle peut le tenir d’une tout autre souche, il serait absurde de conclure une succession d’existences d’une blance qui n’est que fortuite. Cependant les qualités de l’Esprit modifient souvent les organes qui servent à leurs manifestations et impriment sur la figure, et même à l’ensemble des manières, un cachet distinct. C’est ainsi que sous l’enveloppe la plus humble, on peut trouver l’expression de la grandeur et de la dignité, tandis que sous l’habit du grand seigneur on voit quelquefois

celle de la bassesse et de l’igominie. Certaines personnes sorties de la position la plus infime prennent sans efforts les habitudes et les maniéres du grand monde. Il semble qu’elles y retrouvent leur élément, tandis que d’autres, malgré leur naissance et leur éducation, y sont toujours déplacées. Comment expliquer ce fait autrement que comme un reflet de ce qu’a été l’Esprit?

 

 

 

Fragment de l’oeuvre « Le Livre Des Esprits », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec

 

Publieé sur les Editions De L’Union Spirite Kardeciste Belge (1954)

 

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On demandera beaucoup à celui qui a beaucoup reçu mars 19, 2009

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Le serviteur qui aura su la volonté de son maître, et qui néanmoins ne se sera pas tenu prêt et n’aura pas fait ce qu’il désirait de lui, sera battu rudement; mais celui qui n’aura pas su sa volonté, et qui aura fait des choses dignes de châtiment, sera moins battu. On demandera beaucoup à celui à qui on aura beaucoup donné, et on fera rendreun plus grand compte à celui à qui on auraconfié plus de choses. (Saint Luc, ch. XII, v.47, 48.)

 

 

Je suis venu dans ce monde pour exercer un jugement, afin que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles. – Quelques pharisiens qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent: Sommes nous donc aussi aveugles? – Jésus leur répondit : Si vous étiez aveugles, vous n’auriez point de péché; mais maintenant vous dites que vous voyez, et c’est pour cela que votre péché demeure en vous. (Saint Jean, ch. IX, v. 39, 40, 41.)

 

 

Ces maximes trouvent surtout leur application dans l’enseignement des Esprits. Quiconque connaît les préceptes du Christ est coupable assurément de ne pas les pratiquer; mais outre que l’Évangile qui les contient n’est répandu que dans les sectes chrétiennes, parmi celles-ci, combien est-il de gens qui ne le lisent pas, et parmi ceux qui le lisent, combien en estil qui ne le comprennent pas! Il en résulte que les paroles même de Jésus sont perdues pour le plus grand nombre.

 

L’enseignement des Esprits qui reproduit ces maximes sous différentes formes, qui les développè et les commente pour les mettre à la portée de tous, a cela de particulier qu’il n’est point circonscrit, et que chacun, lettré ou illettré, croyant ou incrédule, chrétien ou non, peut le recevoir, puisque les Esprits se communiquent partout; nul de ceux qui le reçoivent, directement ou par entremise, ne peut prétexter ignorance; il ne peut s’excuser ni sur son défaut d’instruction, ni sur l’obscurité du sens allégorique. Celui donc qui ne les met pas à profit pour son amélioration, qui les admire comme choses intéressantes et curieuses sans que son coeur en soit touché, qui n’en est ni moins vain, ni moins orgueilleux, ni moins égoïste, ni moins attaché aux biens matériels, ni meilleur pour sou prochain, est d’autant plus coupable qu’il a plus de moyens de connaître la vérité.

 

Les médiums qui obtiennent de bonnes communications sont encore plus repréhensibles de persister dans le mal, parce que souvent ils écrivent leur propre condamnation, et que, s’ils n’étaient aveuglés par l’orgueil, ils reconnaîtraient que c’est à eux que les Esprits s’adressent. Mais, au lieu de prendre pour eux les leçons qu’ils écrivent, ou qu’ils voient écrire, leur unique pensée est de les appliquer aux autres, réalisant ainsi cette parole de Jésus: “Vous voyez une paille dans l’oeil de votre voisin, et vous ne voyez pas la poutre qui est dans le vôtre.” (Ch. X, nº 9.)

 

Par cette autre parole: “Si vous étiez aveugles vous n’auriez point péché”, Jésus entend que la culpabilité est en raison des lumières que l’on possède; or, les Pharisiens, qui avaient la prétention d’être, et qui étaient, en effet, la partie la plus éclairée de la nation, étaient plus repréhensibles aux yeux de Dieu quele peuple ignorant. Il en est de même aujourd’hui.

 

Aux spirites, il sera donc beaucoup demandé, parce qu’ils ont beaucoup reçu, mais aussi à ceux qui auront profité il sera beaucoup donné.

 

La première pensée de tout spirite sincère doit être de chercher, dans les conseils donnés par les Esprits, s’il n’y a pas quelque chose qui puisse le concerner.

 

Le spiritisme vient multiplier le nombre des appelés; par la foi qu’il donne, il multipliera aussi le nombre des élus.

 

 

Fragment de l’oeuvre « L’Évangile selon le Spiritisme », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec (version trouvée dans le Domaine Public)

 

Paris – Imprimerie de P. – A. BOURDIER et Ce, rue des Poitevins, 6.

 

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Libre arbitre mars 12, 2009

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843. L‘homme a-t-il le libre arbitre de ses actes?

 

« Puisqu’il a la liberté de penser, il a celle d’agir. Sans libre arbitre l’homme serait une machine. »

 

844. L‘homme jouit-il du libre arbitre depuis sa naissance?

 

« Il y a liberté d’agir dès qu’il y a volonté de faire. Dans les premiers temps de la vie la liberté est à peu près nulle; elle se développe et change d’objet avec les facultés. L’enfant ayant des pensées en rapport avec les besoins de son âge, il applique son libre arbitre aux choses qui lui sont nécessaires. »

 

845. Les prédispositions instinctives que l’homme apporte en naissant ne sont-elles pas un obstacle àl’exercice du libre arbitre?

 

« Les prédispositions instinctives sont celles de l’Esprit avant son incarnation; selon qu’il est plus ou moins avancé, elles peuvent le solliciter à des actes répréhensibles. et il sera secondé en cela par les Esprits qui sympathisent avec ces dispositions mais il n’y a point d’entraînement irrésistible quand on a la volonté de résister. Rappelez-vous que vouloir c’est pouvoir. » (Nº 361).

 

846. L‘organisation est-elle sans influence sur les actes’ de la vie, et si elle a une influence, n’est-ce pas aux dépens du libre arbitre?

 

« L’Esprit est certainement influencé par la matière qui peut l’entraver dans ses manifestations voilà pourquoi, dans les mondes où les corps sont moins matériels que sur la terre, les facultés se déploient avec plus de liberté, mais l’instrument ne donne pas la faculté. Au reste, il faut distinguer ici les facultés morales des facultés intellectuelles ; si un homme a l’instinct du meurtre, c est assurément son propre Esprit qui le possède et qui le lui donne, mais non pas ses organes. Celui qui annihile sa pensée pour ne s’occuper que de la matière devient semblable à la brute, et pire encore, car il ne songe plus à se prémunir contre le mal, et c’est en cela qu’il est fautif, puisqu’il agit ainsi par sa volonté. » (Voyez nº 367 et suivants. Influence de l’organisme).

 

847. L‘aberration des facultés ôte-t-elle à l’homme le libre arbitre?

 

« Celui dont l’intelligence est troublée par une cause quelconque n’est plus le maître de sa pensée, et dès lors n’a plus de liberté. Cette aberration est souvent une punition pour l’Esprit qui, dans une autre existence, peut avoir été vain et orgueilleux et avoir fait un mauvais usage de ses facultés. Il peut renaître dans le corps d’un idiot, comme le despote dans le corps d’un esclave, et le mauvais riche dans celui d’un mendiant; mais l’Esprit souffre de cette contraintedont il a parfaite conscience; c’est là qu’ est l’action de la matière. » (371 et suiv.).

 

848. L‘aberration des facultés intellectuelles par l’ivresse excuse-t-elle les actes répréhensibles?

 

« Non, car l’ivrogne s’est volontairement privé de sa raison pour satisfaire des passions brutales au lieu d’une faute il en commet deux. »

 

849. Quelle est, chez l’homme à l’état sauvage, la faculté dominante: l’instinct ou le libre arbitre?

 

« L’instinct; ce qui ne l’empêche pas d’agir avec une entière liberté pour certaines choses; mais, comme l’enfant, il applique cette liberté à ses besoins, et elle se développe avec l’intelligence; par conséquent, toi qui es plus éclairé qu’un sauvage, tu es aussi plus responsable de ce que tu fais. »

 

850. La position sociale n’est-elle pas quelquefois un obstacle à l’entière liberté des actes?

 

« Le monde a sans doute ses exigences ; Dieu est juste : il tient compte de tout, mais il vous laisse la responsabilité du peu d’efforts que vous faites pour surmonter les obstacles. »

 

 

 

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Les faux prophètes mars 5, 2009

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Si l’on vous dit: “Christ est ici,” n’y allez pas, mais, au contraire, tenez-vous sur vos gardes, car les faux prophètes seront nombreux. Mais ne voyez-vous pas les feuilles du figuier qui commencent à blanchir; ne voyez-vous pas leurs pousses nombreuses attendant l’époque de la floraison, et Christ ne vous a-t-il pas dit: On reconnaît un arbre à son fruit? Si donc les fruits sont amers, vous jugez que l’arbre est mauvais; mais s’ils sont doux et salutaires, vous dites: Rien de pur ne peut sortir d’une souche mauvaise.

 

C’est ainsi, mes frères, que vous devez juger; ce sont les oeuvres que vous devez examiner. Si ceux qui se disent revêtus de la puissance divine sont accompagnés de toutes les marques d’une pareille mission, c’est-à- dire s’ils possèdent au plus haut degré les vertus chrétiennes et éternelles: la charité, l’amour, l’indulgence, la bonté qui concilie tous les coeurs; si, à l’appui des paroles, ils joignent les actes, alors vons pourrez dire: Ceux-ci sont bien réellement les envoyés de Dieu.

 

Mais méfiez-vous des paroles mielleuses, méfiez-vous des scribes et des pharisiens qui prient dans les places publiques, vêtus de longues robes. Méfiez-vous de ceux qui prétendent avoir le seul et unique monopole de la vérité!

 

Non, non, Christ n’est point là, car ceux qu’il envoie propager sa sainte doctrine, et régénérer son peuple, seront, à l’exemple du Maître, doux et humbles de coeur par-dessus toutes choses; ceux qui doivent, par leurs exemples et leurs conseils, sauver l’humanité courant à sa perte et vagabondant dans des routes tortueuses, ceux-là seront par-dessus tout modestes et humbles.

 

Tout ce qui révèle un atome d’orgueil, fuyez-le comme une lèpre contagieuse qui corrompt tout ce qu’elle touche. Rappelez-vous que chaque créature porte sur son front, mais dans ses actes surtout, le cachet de sa grandeur ou de sa décadence.

 

Allez donc, mes enfants bien-aimés, marchez sans tergiversations, sans arrière pensées, dans la route bénie que vous avez entreprise. Allez, allez toujours sans crainte; éloignez courageusement tout ce qui pourrait entraver votre marche vers le but éternel. Voyageurs, vous ne serez que bien peu de temps encore dans les ténèbres et les douleurs de l’épreuve, si vous laissez aller vos coeurs à cette douce doctrine qui vient vous révéler les lois éternelles, et satisfaire toutes les aspirations de votre âme vers l’inconnu. Dès à présent, vous pouvez donner un corps à ces sylphes légers que vous voyiez passer dans vos rêves, et qui, éphémères, ne pouvaient que charmer votre esprit, mais ne disaient rien à votre coeur. Maintenant, mes aimés, la mort a disparu pour faire place à l’ange radieux que vous connaissez, l’ange du revoir et de la réunion! Maintenant, vous qui avez bien accompli la tâche imposée par le Créateur, vous n’avez plus rien à craindre de sa justice, car il est père et pardonne toujours à ses enfants égarés qui crient miséricorde. Continuez donc, avancez sans cesse; que votre devise soit celle du progrès, du progrès continu en toutes choses, jusqu’à ce que vous arriviez enfin à ce terme heureux où vous attendent tous ceux qui vous ont précédês.

 

(LOUIS. Bordeaux, 1861.)

 

 

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Obstacles à la reproduction février 26, 2009

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693. Les lois et les coutumes humaines qui ont pour but ou pour effet d’apporter des obstacles à la reproduction sont-elles contraires à la loi de nature?

 

« Tout ce qui entrave la nature dans sa marche est contraire à la loi générale. »

 

- Cependant, il y a des espèces d’êtres vivants, animaux et plantes, dont la reproduction indéfinie serait nuisible à d’autres espèces et dont l’homme lui-même serait bientôt la victime commet-il un acte répréhensible en arrêtant cette reproduction?

 

« Dieu a donné à l’homme sur tous les êtres vivants un pouvoir dont il doit user pour le bien, mais non abuser. Il peut régler la reproduction selon les besoins il ne doit pas l’entraver sans nécessité. L’action intelligente de l’homme est un contrepoids établi par Dieu pour ramener l’équilibre entre les forces de la nature, et c’est encore ce qui le distingue des animaux, parce qu’il le fait avec connaissance de cause mais les animaux eux-mêmes concourent aussi à cet équilibre, car l’instinct de destruction qui leur a été donné fait que, tout en pourvoyant à leur propre conservation, ils arrêtent le développement excessif, et peut-être dangereux, des especes animales et végétales dont ils se nourrissent. »

 

694. Que faut-il penser des usages qui ont pour effet d’arrêter la reproduction en vue de satisfaire la sensualité?

 

« Cela prouve la prédominance du corps sur l’âme, et combien l’homme est dans la matière.»

 

 

Fragment de l’oeuvre « Le Livre Des Esprits », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec

 

Publieé sur les Editions De L’Union Spirite Kardeciste Belge (1954)

 

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Si c’était un homme de bien, il se serait tué février 19, 2009

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Vous dites souvent en parlant d’un mauvais homme qui échappe à un danger: Si cétait un homme de bien, il se serait tué. Eh bien, en disant cela vous êtes dans le vrai, car effectivement il arrive bien souvent que Dieu donne à un Esprit, jeune encore dans les voies du progrès, une plus longue épreuve qu’à un bon, qui recevra, en récompense de son mérite, la faveur que son épreuve soit aussi courte que possible. Ainsi donc, quand vous vous servez de cet axiome, vous ne vous doutez pas que vous commettez un blasphème.

 

S’il meurt un homme de bien, et qu’à côté de sa maison soit celle d’un méchant, vous vous hâtez de dire: Il vaudrait bien mieux que ce fût celui-ci. Vous êtes grandement dans l’erreur, car celui qui part a fini sa tâche, et celui qui reste ne l’a peut-être pas commencée. Pourquoi voudriez-vous donc que le méchant n’eût pas le temps de l’achever, et que l’autre restât attaché à la glèbe terrestre? Que diriez-vous d’un prisonnier qui aurait fini son temps, et qu’on retiendrait en prison tandis qu’on donnerait la liberté à celui qui n’y a pas droit? Sachez donc que la vraie liberté est dans l’affranchissement des liens du corps, et que tant que vous êtes sur la terre, vous êtes en captivité.

 

Habituez-vous à ne pas blâmer ce que vous ne pouvez pas comprendre, et croyez que Dieu est juste en toutes choses; souvent ce qui vous paraît un mal est un bien; mais vos facultés sont si bornées, que l’ensemble du grand tout échappe à vos sens obtus. Efforcez-vous de sortir, par la pensée, de votre étroite sphère, et à mesure que vous vous élèverez, l’importance de la vie matérielle diminuera à vos yeux, car elle ne vous apparaîtra que comme un incident dans la durée infinie de votre existence spirituelle, la seule véritable existence.

 

(FÉNELON, Sens, 1861.)

 

 

Fragment de l’oeuvre « L’Évangile selon le Spiritisme », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec (version trouvée dans le Domaine Public)

 

Paris – Imprimerie de P. – A. BOURDIER et Ce, rue des Poitevins, 6.

 

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Pouvoir occulte. Talismans. Sorciers février 12, 2009

Posted by Administrador in Le Livre des Esprits, Paix, Études Spirites.
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551. Un homme méchant peut-il, à l’aide d’un mauvais Esprit qui lui est dévoué, faire du mal à son prochain?

 

« Non, Dieu ne le permettrait pas. »

 

552. Que penser de la croyance au pouvoir qu’auraient certaines personnes de jeter des sorts?

 

« Certaines personnes ont un pouvoir magnétique très grand dont elles peuvent faire un mauvais usage si leur propre Esprit est mauvais, et dans ce cas elles peuvent être secondées par d’autres mauvais Esprits; mais ne croyez pas à ce prétendu pouvoir magique qui n’est que dans l’imagination des gens superstitieux, ignorants des véritables lois de la nature. Les faits que l’on cite sont des faits naturels mal observés et surtout mal compris. »

 

553. Quel peut-être l’effet des formules et pratiques à l’aide desquelles certaines personnes prétendent disposer de la volonté des Esprits?

 

« Cet effet est de les rendre ridicules si elles sont de bonne foi dans le cas contraire, ce sont des fripons qui méritent un châtiment. Toutes les formules sont de la jonglerie; il n’y a aucune parole sacramentelle, aucun signe cabalistique, aucun talisman qui ait une action quelconque sur les Esprits, car ceux-ci ne sont attirés que par la pensée et non par les choses matérielles. »

 

- Certains Esprits n’ont-ils pas eux-mêmes, quelquefois. dicté des formules cabalistiques?

 

« Oui, vous avez des Esprits qui vous indiquent des signes, des mots bizarres ou qui vous prescrivent certains actes à l’aide desquels vous faites ce que vous appelez des conjurations; mais soyez bien assurés que ce sont des Esprits qui se moquent de vous et abusent de votre crédulité. »

 

554. Celui qui, à tort ou à raison, a confiance dans ce qu’il appelle la vertu d’un talisman, ne peut-il par cette confiance même attirer un Esprit ; car alors c’est la pensée qui agit; le talisman n’est qu’un signe qui aide à diriger la pensée?

 

« C’est vrai; mais la nature de l’Esprit attiré dépend de la pureté de l’intention et de l’élévation des sentiments; or, il est rare que celui qui est assez simple pour croire à la vertu d’un talisman n’ait pas un but plus matériel que moral; dans tous les cas, cela annonce une petitesse et une faiblesse d’idées qui donne prise aux Esprits imparfaits et moqueurs. »

 

555. Quel sens doit-on attacher à la qualification de sorcier?

 

« Ceux que vous appelez sorciers sont des gens, quand ils sont de bonne foi, qui sont doués de certaines facultés, comme la puissance magnétique ou la seconde vue; et alors, comme ils font des choses que vous ne comprenez pas, vous les croyez doués d’une puissance surnaturelle. Vos savants n’ont-ils pas souvent passé pour des sorciers aux yeux des gens ignorants?

 

Le spiritisme et le magnétisme nous donnent la clef d’une foule de phénomènes sur lesquels l’ignorance a brodé une infinité de fables où les faits sont exagérés par l’imagination. La connaissance éclairée de ces deux sciences, qui n’en font qu’une pour ainsi dire, en montrant la réalité des choses et leur véritable cause, est le meilleur préservatif contre les idées superstitieuses, parce qu’elle montre ce qui est possible et ce qui est impossible, ce qui est dans les lois de la nature, et ce qui n’est qu’une croyance ridicule.

 

556. Certaines personnes ont-elles véritablement le don de guérir par le simple attouchement?

 

« La puissance magnétique peut aller jusque là quand elle est secondée par la pureté des sentiments et un ardent désir de faire le bien, car alors les bons Esprits viennent en aide; mais il faut se défier de la manière dont les choses sont racontées par des personnes trop crédules ou trop enthousiastes, toujours dis posées à voir du merveilleux dans les choses les plus simples et les plus naturelles. Il faut aussi se  défier des récits intéressés de la part de gens qui exploitent la crédulité à leur profit. »

 

 

Fragment de l’oeuvre « Le Livre Des Esprits », recueillis et mis en ordre par Allan Kardec

 

Publieé sur les Editions De L’Union Spirite Kardeciste Belge (1954)

 

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